• Histoire quotidienne

    Parce qu'il nous est impossible de comprendre l'histoire de nos aïeux sans connaître l'Histoire....

    Mais l'Histoire, il ne faut pas l'apprendre, il faut la comprendre !

    HISTOIRE QUOTIDIENNE

  • IL a été demandé à tous les Français de participer à l'effort de guerre durant cette terrible Der des Der... Même les enfants ont été lourdement mis à contribution.... (cliquez sur l'image)

    Les enfants à l'ombre de la première guerre mondiale

    Les enfants à l'ombre de la première guerre mondiale

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  • Extrait de l'émission spéciale de France 2 consacrée à la commémoration du 8 mai 1945. Explications historiques sur la signature, le 7 mai 1945, de l'acte de capitulation du IIIème Reich à Reims....

    8 mai 1945: la capitulation de l'Allemagne à Reims

    8 mai 1945: la capitulation de l'Allemagne à Reims

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  • En mai 1940, des millions de français prennent le chemin de l'Exode et se retrouvent du jour au lendemain nomades. Dépossédés de tout, ils fuient l'avancée allemande. Tous espèrent que la défaite de l'armée française se transforme rapidement en victoire pour retrouver leurs foyers. Au total, plus de 8 millions de personnes vont prendre le chemin de l'Exode entre le 10 mai, début de la bataille de France et le 17 juin, date à laquelle le Maréchal Pétain annonce la fin des combats. Ce film raconte cette fuite à travers des archives régionales et des témoignages...

    L'exode

    L'exode

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  • Le 10 mai 1940, l'armée allemande lançait son offensive. La panique règne. Près de deux millions de Belges convergent en quelques jours vers la frontière, mais également des Néerlandais et des Luxembourgeois. Les Français de l'Est et du Nord quittent à leur tour villes et villages. En juin, lorsque les troupes allemandes s'approchent de Paris, l'exode atteint une ampleur inouïe. De nombreux Parisiens fuient aussi la capitale. En quelques semaines, 8 à 10 millions de réfugiés prennent la route, soit près d'un quart de la population française de l'époque...

    1940 : Paroles d'exode

    1940 : Paroles d'exode

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  • Découvrez l'histoire du 1er mai de 1886 à aujourd'hui à travers ce mini-documentaire :

    Histoire populaire : le 1er mai, de 1886 à aujourd'hui

     et pour en savoir plus :

    Histoire populaire : le 1er mai, de 1886 à aujourd'huiHistoire populaire : le 1er mai, de 1886 à aujourd'hui

     

     

     

     

     

     

     

    Histoire populaire : le 1er mai, de 1886 à aujourd'hui

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  • Tout à mes recherches sur la vie de mes Agrand-parents, je suis tombée sur un article de Retronews qu’il m’a semblé important de partager et d’étoffer. Même si notre société française a beaucoup évolué, il reste encore du chemin à faire et à détruire bon nombre de tabous !

    Je ne revendique pas être la rédactrice de cet article à l’exception des liens sur le web pour une meilleure introspection.

    Pour information, Pauline MORTAS est élève à l’Ecole Nationale Supérieure de Paris a soutenu en 2015 un mémoire de Master pour lequel elle a obtenu le prix de l’Association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre.

    *

    Malgré une timide évolution des mentalités, la soumission de la femme et l’importance accordée à La nuit de noces aux 19ème siècle : histoire d'une domination de genrela virginité féminine sont des invariants tout au long du XIXe siècle, comme le montre l'historienne Pauline Mortas dans son livre Une rose épineuse.

    Pauline Mortas est doctorante en histoire au Centre d'histoire du XIXe siècle de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste de l'histoire des sexualités, elle est l'autrice du livre Une rose épineuse, paru aux Presses universitaires de Rennes, qui interroge l’histoire du corps, de la sexualité et du genre à travers la question de la défloration.

    Propos recueillis par Marina Bellot

    ___

    RetroNews : Comment expliquer que la défloration, longtemps considérée comme une flétrissure morale et physique, est perçue à la fin du XIXe siècle comme une transformation positive de la femme ?

    Pauline Mortas : L’emploi du terme défloration par les médecins s’inscrit dans le mouvement de différenciation croissante entre les sexes : la défloration est propre aux femmes, alors que le dépucelage est un terme qui peut s’appliquer aussi aux hommes. Le mot défloration renvoie aussi à un imaginaire floral qui porte en lui toutes les considérations morales relatives à la perte de la virginité de la femme, assimilée dès lors à une fleur fanée.

    Ce qui est nouveau au XIXe siècle, c’est que les médecins affirment que l'hymen, une membrane à l'entrée du vagin, est présent chez toutes les femmes vierges. C’est une conception qui met en avant une virginité vérifiable physiquement, et qui renforce le contrôle pesant sur le corps des femmes. Les médecins, lorsqu’ils décrivent la défloration comme un véritable tournant dans la vie féminine, ont plusieurs idées en tête : d’une part, la fille ne peut devenir femme que par l’intervention de son époux qui la déflore. Cela contribue à légitimer l’ordre social du XIXe qui fait de la femme une épouse passive, soumise. Cela rejoint son statut légal de l'époque.

    À la fin du XIXe siècle, la description de la défloration en tant que transformation positive s’inscrit dans une volonté d’érotisation de la sexualité conjugale. L’érotisation du couple sert à encourager la natalité, car la dépopulation est à l’époque un enjeu politique important. Car si la défloration se passe mal, la femme pourrait développer diverses pathologies, comme le vaginisme, ou bien garder une vive rancœur à l’égard de son époux, ce qui pourrait mettre en péril l’ordre social (qui repose sur le mariage), et également la natalité française.

    La nuit de noces aux 19ème siècle : histoire d'une domination de genre

    Dans votre livre, vous prenez l’exemple du premier rapport sexuel de trois couples pour illustrer l’évolution des représentations et des pratiques de la défloration au XIXe siècle. En quoi l'histoire de ces trois couples reflète-t-elle les évolutions à l'œuvre dans la société ?

    Ces trois études de cas s’appuient sur des sources du for privé (journaux intimes et correspondances). Alexandre Brongniart et Cécile Coquebert de Montbret, qui se marient en 1800, sont issus de l’élite sociale parisienne. Ce qui est frappant, c'est l'ignorance et l'appréhension de Cécile à la veille du mariage. Son époux, lui, revient plutôt dans son journal sur son expérience et fait un bilan de ses maigres « conquêtes » – prostituées, servantes… Après le mariage, la description qu'il donne de la nuit de noces est beaucoup plus laconique que celle de Cécile. Il s’imaginait une nuit très intense, et il est déçu.

    Pour Cécile, au contraire, le moment a été long et douloureux. Il y a une telle distance entre les deux récits que l’on n’a pas l'impression de lire la description du même événement. Leurs ressentis sont diamétralement opposés. La communication entre eux est limitée, alors même qu’il ne s’agit pas dans leur cas d’un pur mariage arrangé (ce qui est fréquent pour leur classe sociale à cette époque).

    La nuit de noces aux 19ème siècle : histoire d'une domination de genre

    Le deuxième couple est celui de l'historien Jules Michelet et d’Athénaïs, sa deuxième femme, qui est beaucoup plus jeune que lui et qu’il épouse en 1849. La seule source dont on dispose est le journal de Michelet, qui est assez détaillé sur leur vie sexuelle.

    La nuit de noces aux 19ème siècle : histoire d'une domination de genreCe qui fait la richesse du texte, c’est que la nuit de noces ne se passe pas du tout comme prévu, puisque la pénétration s’avère impossible. Athénaïs souffre d’une pathologie qui n’est pas identifiée par les médecins qu’elle consulte, qui s'apparente sans doute à une forme de vaginisme. Ce qui est assez surprenant pour le lecteur actuel, c’est que Michelet prend très à cœur cette pathologie au point d’examiner lui-même sa jeune épouse, de suivre ses traitements… On voit bien que c’est un enjeu qui dépasse l’intimité féminine pour devenir un enjeu de couple voire un enjeu familial.

    Le dernier couple est formé par Georges et Lily R., juste avant la Première Guerre mondiale. C’est un jeune couple issu du milieu commerçant parisien. Je me suis basée sur leur correspondance de fiançailles, pendant le service militaire de Georges.

    Celui-ci déploie un grand nombre d'arguments pour convaincre Lily de se livrer à lui avant leur mariage. Il lui assure qu’elle ne sera pas déshonorée, que leur sexualité est de l’ordre de l’intime, que ça ne concerne qu’eux. On assiste à une sorte de privatisation des enjeux liés à la défloration. Ils vont ensuite prévoir leur « opération », ce premier rapport sexuel, avec beaucoup de détails et de minutie. Ils sont assez renseignés, surtout Georges qui lui conseille d’acheter de la vaseline, des serviettes hygiéniques, etc.

    Il y a une volonté de se cacher de la famille, de la société. Cela montre une évolution, malgré des impératifs sociaux toujours forts. Georges explique par ailleurs que c’est pour lui aussi sa première fois, ce qui rend la situation plus égalitaire.

    Vous évoquez la vogue des manuels conjugaux à la fin du XIXe, qui font peser sur l’homme une grande pression et questionnent sa masculinité. On pourrait se dire qu’on va vers plus d'égalité. En quoi en réalité cela entérine-t-il les rapports de genre de l’époque ? 

    À première vue, le nouveau modèle de masculinité présent dans ces manuels pourrait en effet être considéré comme une bonne chose pour l’égalité entre les sexes : on préconise une masculinité moins brutale, qui prenne davantage en compte le ressenti des femmes et leur ignorance des « choses de l’amour ». Mais en réalité il faut avoir en tête que ce discours a pour but principal non pas de défendre le droit des femmes au plaisir, mais bien de préserver l’institution du mariage, alors menacée par la loi de 1884 qui autorise le divorce et menace ce pilier de l’ordre social.

    Et puis cette érotisation du couple conjugal vise avant tout à redynamiser la natalité française et à rediriger la sexualité masculine vers le couple – pour éviter que les hommes, en fréquentant des prostituées, ne contractent des maladies vénériennes qui mettraient en péril la nation française.

    À partir de quand la défloration cesse-t-elle d’être un enjeu de société pour passer dans le champ de l’intime ?

    C’est compliqué car on assiste à un mouvement de privatisation certes, mais des enjeux sociaux forts perdurent. Au début du XXe siècle, on a une certaine libéralisation mais si on regarde les chiffres des années 1960, la majorité des femmes arrivent encore vierges au mariage.

    Aujourd’hui, il y aurait plutôt à l’inverse, dans certains milieux sociaux du moins, une honte sociale sur le fait de rester vierge longtemps. Toutefois cela montre bien que la virginité est toujours l’objet de normes sociales, qu’elles aillent dans le sens de la préservation ou de l'émancipation. Cela reste finalement une question qu’on a du mal à rendre strictement intime.

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    Pauline Mortas est doctorante en histoire au Centre d'histoire du XIXe siècle. Spécialiste d'histoire des sexualités aux XIXe et XXe siècles, elle est l'autrice du livre Une rose épineuse, paru aux Presses Universitaires de Rennes en 2017.

    Pour en savoir plus :

    Pauline Mortas – Experte Recherche

    France Culture

    Une rose épineuse (Amazon)

    Le couple au 19ème siècle

    L'histoire des sexualités : le plaisir féminin au XIXe siècle

    La nuit de noces aux 19ème siècle : histoire d'une domination de genre

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  • L'expression « Gueules cassées » est née aux lendemains de la première guerre mondiale. Depuis lors, elle a été reprise pour tous les blessés de la face, quels que soient les conflits : la guerre 39-45, la guerre d’Algérie, la guerre du Golfe… et aujourd’hui, pour ceux qu’on appelle les victimes du devoir : gendarmes, pompiers, policiers ou militaires blessés en service.

    Une histoire des gueules cassées

    Une histoire des gueules cassées

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  • Secrets d'Antan, s'intéresse non pas à un évènement marquant, non pas à un illustre personnage mais à une maladie : l'obusite... Qu'est ce que l'obusite ? La réponse dans ce reportage...

    Secrets d'Antan - Le mal de la guerre... L'obusite

    Secrets d'Antan - Le mal de la guerre... L'obusite

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  • Natalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la CommuneCeux qui me connaissent un peu, savent mon attachement au courage des femmes ; en recevant ce matin un article de RETRONEWS, je ne pouvais pas passer à côté de cet article et le partager avec vous.

    En 1921 meurt Natalie Le Mel, figure du socialisme révolutionnaire français. La presse de gauche dresse alors le portrait de la grande militante, autrefois à l’origine du restaurant coopératif La Marmite et en première ligne devant la répression « versaillaise ». Un avant-goût des honorables Resto du Coeur de Coluche ?

    Perrine Natalie DUVAL est née à Brest le 24 août 1826. IL ne m'a pas été facile de retrouver son acte de naissance sur les AD29 car seules les tables décennales sont numérisées. Pas grave, en cherchant bien, on finit toujours par trouver !

    Natalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la CommuneElle épouse Jérôme LE MEL en 1845 et devient ouvrière relieuse de livres aux côtés de son mari  à Quimper ; en 1861, les époux sont contraints de rejoindre Paris pour chercher du travail. Le Mel boit beaucoup, trop, et la jeune femme le quitte rapidement après leur arrivée à la capitale.

    Militante socialiste, Natalie LE MEL (souvent écrit « Lemel » dans les journaux) adhère dès 1865 à l'Association Internationale des travailleurs fondée l'année précédente à Londres. Pendant les grèves des ouvriers du Livre en 1864 et 1865, elle se rapproche d'Eugène VARLIN, ouvrier relieur comme elle, militant socialiste et dirigeant de l'Internationale. Avec lui, elle fonde La Marmite, un restaurant coopératif pour « fournir au prix de revient, à tous les sociétaires, une nourriture saine et abondante à consommer sur place ou à emporter » et permettre ainsi aux ouvriers de ne pas être étranglés par les prix sur les produits de première nécessité.

    « Varlin avait proclamé, l'un des premiers, que les droits et les devoirs de la femme et de l'homme étaient égaux, et il avait tenu à ce, que les femmes participent à l'administration de ‘la marmite’. Ces ainsi que l'on retrouve le nom de Nathalie Le Mel parmi les signataires des statuts de la Société, adoptés en assemblée générale le 19 janvier 1866.

    Le Mel avait alors 42 ans environ. Elle militait ardemment, apportait dans toutes les réunions une ardeur de propagandiste, une foi juvénile dans les destinées du socialisme, qui forçaient l'admiration. Natalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la Commune

    Charles Keller, le bon poète alsacien, qui fut membre de la première Internationale et qui fréquentait ‘la Marmite’ parle ainsi de la militante.

    On causait (à la Marmite). On chantait aussi. Le beau baryton Alphonse Delacour, nous disait du Pierre Dupont, le Chant des Ouvriers, la Locomotive, etc. La citoyenne Nathalie Le Mel ne chantait pas, elle philosophait et résolvait les grands problèmes avec une simplicité et une facilité extraordinaires. Nous l'aimions tous elle était déjà la doyenne’. »

    D'autres restaurants coopératifs sont rapidement organisés à Paris, à la suite de la réussite de La Marmite.

    « D'autres Marmites furent installées, plus tard, rue des Blancs-Manteaux, rue du Château et rue Berzélius. Le bon temps ! L'ardent apostolat !

    On travaillait dix heures par jour, heureux du gain de deux heures obtenu, en 1864, par la grève, et l'on se retrouvait, le soir, çà et là, souvent chez Varlin, 33, rue Dauphine, pour concerter les moyens d'obtenir davantage et d'entraîner dans le mouvement toute la classe ouvrière. »

    Le 18 mars 1871, lorsque la Commune est proclamée, Natalie Le Mel, 45 ans,  devient l'une des organisatrices de l'insurrection parisienne. Dès le 11 avril, elle fonde avec Élisabeth DMITRIEFF l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés.

    Natalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la Commune

    « Pendant le siège de Paris, elle fit partie du Comité central de l'Union des Femmes, sans cesser de s'occuper de la Marmite de la rue Larrey.

    Le 6 mai, sous la Commune, elle rédigeait, avec Mme Dmitrieff un appel aux armes adressé aux femmes, et pendant la semaine sanglante ; elle soignait les blessés et distribuait des munitions aux insurgés. »

    « Sous la Commune, l’exaltation de son langage n’a pas connu de bornes, et on l’a entendue dans les clubs de l’église Saint-Germain l’Auxerrois, de la Trinité, de Notre-Dame de la Croix, prêcher les théories les plus subversives. De concert avec la nommée Dmitrieff, elle a rédigé le 6 mai un manifeste qui est au dossier p. 42, et qui dans les termes les plus violents, appelle aux armes les femmes de Paris.

    Enfin, lors de l’entrée des troupes régulières dans Paris, à la tête d’un bataillon d’une cinquantaine de femmes, elle a construit la barricade de la place Pigalle, et elle y a arboré le drapeau rouge.

    Vous êtes des lâches, disait-elle aux gardes nationaux... Si vous ne défendez pas les barricades, nous les défendrons’. »

    Pendant l'insurrection et surtout lors de la Semaine sanglante qui fracasse les espoirs  révolutionnaires, LE MEL est partout, dans les clubs de paroles comme sur les barricades.

    Natalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la Commune

    Natalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la Commune

    « Nathalie Le Mel est au premier rang avec Varlin, revenu de Belgique. Elle combat par la parole, rallie les résistants à la cause, se dépense fébrilement.

    Puis, c'est la Semaine Sanglante, alors, elle paie de sa personne, sur les barricades. N'a-t-on pas proclamé l’égalité de droits et des devoirs de l’homme et de la femme ?

    Elle fait le coup de feu sur la barricade des Dames, vers la place Pigalle. »

    Elle est arrêtée par les « Versaillais » le 21 juin et passe devant le Conseil de guerre le 10 septembre 1872. Pour la plupart des commentateurs des débuts de la IIIe République, Nathalie Le Mel est en premier lieu coupable d'être une femme hors norme.

    « Mariée à un honnête ouvrier relieur, qu'elle a rendu le plus malheureux des hommes ; mère de trois enfants, parmi lesquels figure une jeune fille de seize ans, Nathalie Lemel est une forte personne de quarante-cinq ans qui, aux joies intimes du foyer, a préféré les enivrements de la tribune. »Natalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la Commune

    Lorsque le président l'interroge sur sa participation aux combats, elle ne se dérobe pas.

    « D. Vous avez joué un rôle à la barricade de la place Pigalle ?

    R. Il y a eu environ une cinquantaine de femmes de bonne volonté qui ont construit la barricade de la place Pigalle le lendemain de l'entrée des troupes dans Paris. J'étais parmi ces femmes, c'était encore vrai ; mais je n'avais pas d'armes ; je ne suis jamais sortie de Paris pour combattre. [...]

    D. Dans quel but éleviez-vous cette barricade ?

    R. Dans un but de défense contre ceux qui assassinaient. »

    Toujours pendant les procès des communards, le journaliste du Petit Journal dresse un portrait condescendant de la militante, dans le sillage de la ligne politique du quotidien conservateur : elle n'aurait certes pas « l'étoffe d'un Mirabeau » mais, concède-t-il, « sa voix devait quelquefois impressionner l'assistance, lorsqu'elle tonnait du haut de la chaire de Saint-Germain-L’auxerrois ou de la Trinité, où se tenaient les clubs de l'insurrection ». Mais une « étrange manie s'était manifestée en elle : elle voulait envoyer toutes les femmes aux barricades ». Malgré tout, le journaliste lui concède simplicité et franchise.

    « Est-ce une personne aussi dangereuse que la représente M. le capitaine Dagon de la Conterie, commissaire de la République ?

    L'habile défenseur, Me Albert Joly, fait remarquer au conseil l'attitude franche et exempte d'affectation que sa cliente n'a cessé de garder au cours des débats. Nathalie Lemel, en effet, n'a cherché à nier aucun détail de sa participation aux entreprises de la Commune de Paris.

    Elle avoue qu'elle a encouragé et pourvu de munitions les combattants de la barricade de la place Pigalle ; qu'elle a publié un manifeste préconisant la ‘guerre à outrance contre les assassins de Versailles’, qu'elle a porté dans ses mains un drapeau rouge, et qu'au moment de la défaite, elle a tenté de s'empoisonner. »

    Et pour vous prouver que sur internet, on trouve tout... voici son arbre généalogique sur GENEASTAR :

    Natalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la Commune

    Pour en savoir plus :

    Wikipedia

    Le Maitron

    1871 : la Commune de Paris

    Au cœur de l'Histoire: La commune de Paris 140ème anniversaire (Franck Ferrand)

    La Marmite, 8 rue Larrey, Paris 6e

    La marmite, une société civile d’alimentation

    UTL du pays de Morlaix

    28 mai 1871 : le jour où le communard Eugène Varlin est fusillé par les versaillais

    Natalie Le Mel, figure ouvrière et combattante de la Commune

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  • Les bijoux d'HelenaLes Archives Arolsen sont un centre international sur la persécution nazie avec les archives les plus complètes au monde sur les victimes et les survivants du national-socialisme.

    Bijoux, photos, papiers - les nazis ont confisqué tous les effets personnels des victimes lors de leur arrestation. Plusieurs milliers de ces objets des camps de concentration existent encore aujourd'hui. Les archives Arolsen recherchent les familles des victimes pour leur restituer leurs biens.

    Je vais souvent sur le site de ces archives ; mais malheureusement, le texte est en allemand ou en anglais… J’y ai découvert l’histoire d’Helena (texte original) que j’ai traduit pour vous….

    La famille

    Helena est née le 25 avril 1925 à Poznań, en Pologne.

    Helena a eu une enfance très protégée, dans une famille aimante, avec trois frères, une sœur.

    Elle a bien réussi à l'école et est allée au lycée, elle voulait être enseignante.

    En 1939, les Allemands envahissent la Pologne. Sous leur règne de terreur, la résistance polonaise est brutalement réprimée et la population juive est presque anéantie. Poznań est rebaptisée Posen et devient la capitale du Reichsgau nouvellement créé de Wartheland. Une grande partie de la population polonaise est expulsée, déportée vers des camps de concentration ou pour effectuer des travaux forcés.

    Les bijoux d'HelenaL’arrestation

    Elle avait 16 ans lorsqu'elle a été arrêtée par la Gestapo.

    En route pour l'école. Elle a été forcée de monter dans une voiture et kidnappée avec son amie Wanda. Juste comme ça, sans raison.

    Ils ont emporté les boucles d'oreilles qu'elle portait - elle a été séparée de Wanda.

    Helena a été placée dans un camp de concentration.

    Le fort VII Colomb était un site de terreur. Des milliers de ressortissants polonais y auraient été assassinés entre 1939 et 1945. Le camp était dirigé par les SS locaux et la Gestapo.

    Tout d'abord, ils l'ont emmenée au Fort VII de Poznań.

    À partir de Poznań, elle a été envoyée en odyssée à travers divers camps de concentration et sous-camps. Un document des archives Arolsen nous apprend qu'elle a été admise au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück le 15 mars 1944.

    Puis elle est allée de camp en camp. Il y avait souvent des moments où elle ne savait même pas où elle était.

    Quatre années dans des conditions inhumaines.

    Les bijoux d'Helena

    Le dernier camp où Helena a été obligée de faire des travaux forcés était un sous-camp du camp de concentration de Neuengamme à Salzgitter. Jusqu'à 800 femmes ont dû faire 4 ans de travail forcé.

    La fin de la guerre

    4 ans passés à craindre pour sa vie.

    Pour beaucoup de prisonniers, les libérateurs sont arrivés littéralement à la dernière minute. Des milliers de prisonniers sont morts - certains peu de temps avant la libération, d'autres dans les jours et les semaines qui ont suivi. Contrairement à ces femmes du camp de concentration de Ravensbrück, de nombreux survivants étaient trop faibles pour s'asseoir ou marcher.

    Elle a été libérée au printemps 1945. Elle avait 20 ans.

    Les Alliés ont inventé le terme «personnes déplacées». Lorsqu'ils ont libéré l'Allemagne et les pays occupés par l'Allemagne, ils ont trouvé jusqu'à douze millions de personnes qui se trouvaient en dehors de leur pays d'origine à la suite de la persécution nazie. Les chemins de la persécution et les histoires de vie de ces personnes sont très variés.

    Beaucoup de survivants étaient extrêmement émaciés et ont été pris en charge dans les camps de personnes déplacées.

    À Salzgitter, dans son «petit bungalow». Enfin, Helena a pu se sentir à nouveau comme un être Les bijoux d'Helenahumain.

    Après la guerre, des millions de soldats allemands ont été faits prisonniers de guerre en Allemagne et dans les territoires autrefois occupés.

    Des prisonniers de guerre allemands passaient tous les jours devant le camp.

    Helen s'est sentie désolée pour eux. Elle a jeté de la nourriture et des cigarettes aux hommes.

    Et elle s'est arrêtée et a eu une conversation avec l'un d'eux. Bientôt, ils parlaient tous les jours. Alors qu'ils marchaient le long de la clôture.

    Une relation impensable si tôt après la fin de la guerre.

    Souvenirs

    Helmut s'échappa et partit avec Helena. À pied. De Salzgitter à Würzburg.

    Une évasion vers une nouvelle vie.

    La guerre froide a rendu plus difficile pour elle de rester en contact avec sa famille à Poznań. Helena s'est toujours arrangée pour que des passeurs l'aident à entrer en Pologne. Elle a réussi à rentrer chez elle. Mais elle a été arrêtée un jour plus tard. Elle a passé 9 mois en prison. Sur suspicion d'espionnage. Elle a finalement réussi à rentrer en Allemagne et à retrouver son mari et son enfant. Elle n'a jamais revu sa mère ou ses frères et sœurs.

    Mais les boucles d'oreilles que les nazis avaient enlevées à Helena lorsqu'ils l'ont arrêtée ont retrouvé le chemin de ses filles 77 ans plus tard. Un rappel de la jeunesse perdue d'une femme courageuse nommée Helena Poterska.

    Beaucoup de familles ne savent toujours rien du sort de l’un de leurs membres après sa déportation. Mais lorsqu’il s’agit de faire une place au souvenir, l’histoire familiale possède une importance considérable.

    Les Archives Arolsen effectuent des recherches pour retracer le sort des persécutés, apportent leur aide pour localiser les sépultures et, encore maintenant, réunissent des familles déchirées par le régime nazi.

    Ces archives en ligne ont une importante activité en matière de recherche et d’éducation pour informer notre société sur les crimes perpétrés par les nazis. IL suffit pour cela de leur écrire, par courrier ou bien par e-mail et de faire votre demande. Le résultat peut être long, au vu d'importantes demandes, mais les Archives Arolsen garantissent une réponse de quelque nature que ce soit...

    Pour en savoir plus :

    Fort VII Colomb Site historique à Poznań

    Le fort (wikipedia)

    Neuengamme

    Liste des camps de concentration nazis

    Les bijoux d'Helena

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  • Le triangle rose IL y a 50 ans, à l’école, on ne m’a jamais parlé des autres symboles, et pourtant….

    D'après un article traduit sur le web dont je ne m'attribuerai pas l'écriture, même s'il m'a fallu reprendre quelques lignes mal traduites :

    Quand on pense aux symboles que le régime nazi a forcé les gens à porter, on pense à l'étoile jaune de David imposée aux juifs. Mais un autre symbole, imposé aux homosexuels persécutés par les nazis, a depuis été repris par la communauté même que les nazis cherchaient à opprimer: le triangle rose.

    Le symbolisme et l'imagerie ont toujours été au premier plan de l'expression humaine : des peintures rupestres à l'héraldique en passant par les logos modernes. Ils ont été utilisés pour exprimer et influencer les émotions non seulement chez leurs créateurs, mais aussi dans ceux qui les entourent : nostalgie, fierté, amour et identité (ainsi que pour vendre des choses). En plus d’utiliser des symboles pour inspirer l’appartenance (la croix gammée) et la peur (le crâne de la tête de la mort ou Totenkopf porté par les SS), le régime nazi a effectivement utilisé l’imagerie pour évoquer des sentiments d ’« altérité »dans les populations sous son contrôle. Cela s’appliquait à la fois à ceux qu’ils jugeaient «autres» autrement appelés «bouches inutiles» et à ceux qu’ils jugeaient acceptables. Le plus célèbre de ces symboles et images est l'étoile jaune que les Juifs étaient obligés de porter.Le triangle rose

    Avant les nazis

    Il y avait une législation contre les actes homosexuels (masculins) en Allemagne avant la formation du parti nazi : le paragraphe 175 a été promulgué peu de temps après l'unification de l'Allemagne en 1871. Cependant, dans les zones urbaines de toute façon, l'Allemagne était une société beaucoup plus permissive que d'autres en Europe à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Cela était en partie dû au fait que les chefs de police (comme le commissaire de police de Berlin Leopold von Meerscheidt-Hüllessem dans les années 1880) donnaient la priorité à d'autres crimes plutôt qu'à l'application du paragraphe 175.

    L’Allemagne, et Berlin en particulier, avait également une communauté universitaire florissante qui ne considérait pas nécessairement l’homosexualité comme la «déviance»  alors que d’autres en Europe le pensaient ; une figure notable de la vie berlinoise de l'entre-deux-guerres était le Dr Magnus Hirschfeld, sexologue qui a fondé l'Institut für Sexualwissenshaft (un institut pour les sciences sexuelles) sur la Tiergartenstrasse. L’Institut possède un musée qui encourage les écoles à visiter et revendique également une meilleure éducation sexuelle, la contraception et les droits des femmes. Hirschfeld, lui-même juif gay, a inventé les mots «travesti» et «transsexuel» et a travaillé avec la police locale pour limiter les arrestations de personnes travesties.

    Augmentation de la persécution

    L'atmosphère à Berlin a commencé à changer radicalement en 1933. Quelques semaines à peine après son arrivée au pouvoir le 30 janvier, les chemises brunes d'Hitler - le terme familier pour son Sturmabteilung (SA) ou storm troopers - ont commencé à sévir contre les bars amis de ce qui serait maintenant le Communauté LGBT + et supprimer les groupes et publications de défense des droits Le triangle rosedes homosexuels. Les dispositions du paragraphe 175 ont été prorogées et, plus tard en 1935, portées à cinq ans d’emprisonnement sans même qu’aucun contact physique ne soit requis pour la condamnation. L’Institut für Sexualwissenschaft a été attaqué et saccagé en mai 1933, ce qui a donné quelques-unes des images les plus célèbres de la gravure de livres du régime nazi. Son directeur, Karl Hiller, a été arrêté par la Gestapo et envoyé dans un camp de concentration avant de réussir à s'enfuir à Prague puis à Londres.

    L’homosexualité, pour les nazis, allait à l’encontre de « l’ordre naturel des choses », c’est-à-dire la fonction de la famille nucléaire comme élément central du succès futur de l’Allemagne. Néanmoins, certains hommes qui avaient des relations homosexuelles ont réussi à s'élever dans le parti nazi à des niveaux importants, notamment Ernst Röhm qui dirigeait la SA et est même allé jusqu'à se décrire comme « orienté vers le même sexe ». Röhm et d'autres hommes de haut rang qui avaient des relations homosexuelles ont été purgés - arrêtés et tués ou forcés de se suicider - par une autre faction du parti nazi en 1934 dans la Nuit des longs couteaux. Cet événement, marquant l’éradication des homosexuels dans le parti au pouvoir en Allemagne, a en fait été salué par la presse britannique comme un « nettoyage » d’Hitler.

    Personnes en tant que catégories

    Un système détaillé de catégorisation et de documentation de leurs prisonniers a été mis en place très tôt dans la chronologie des camps de concentration nazis - en commençant par le camp de concentration de Dachau. Ce système était que les prisonniers portant leurs uniformes affichaient des triangles de couleurs différentes, pointant vers le bas, en fonction de la catégorie dans laquelle Le triangle roseils étaient emprisonnés :

    - les Juifs portaient du jaune (parfois encore des étoiles plutôt que des triangles),

    - les prisonniers politiques portaient du rouge, souvent avec une lettre représentant leur nationalité,

    - les criminels portaient du vert.

    Les hommes persécutés en vertu du paragraphe 175 et envoyés dans des camps de concentration devaient porter un triangle rose (bien que certains des premiers prisonniers avant l'introduction du système triangulaire aient été forcés de porter la lettre "A'', qui signifiait arschfike, signifiant arsef * cker, démontrant le désir des nazis de désigner des hommes qu'ils considéraient comme des déviants).

    Le choix du rose comme couleur pour les hommes homosexuels pourrait éventuellement être en partie influencé par le fait que le rose a été considéré pendant des siècles comme une couleur virile et forte et que le rose pour les prisonniers homosexuels était un commentaire cruel sur cette tradition (le bleu était une couleur délicate utilisée en iconographie pour des modèles féminins comme la Vierge Marie et donc perçues comme plus délicats et utilisées pour les filles). Ce choix du régime nazi a également joué un rôle dans le renversement de la symbolique du rose et du bleu après 1945, et en partie à cause de son rôle dans la définition des hommes qui étaient considérés par la société jusqu'à ce jour comme n'étant pas des "hommes convenables'' ; le rose est devenue une couleur pour les filles - une couleur féminine.

    Et les lesbiennes? Ont-elles été persécutées et classées sous les nazis ? Clairement, oui : les femmes lesbiennes non mariées et avec des enfants ne perpétuaient pas de bonnes familles aryennes. Les lesbiennes n'étaient pas officiellement incluses dans le paragraphe 175 et n'avaient pas leur propre catégorie dans le système nazi ; elles étaient incluses dans la catégorie des «asociaux» qui devaient porter des triangles noirs, bien que quelques-unes aient été forcées de porter les triangles roses.

    La catégorie des "asociaux" du triangle noir comprenait également les sans-abri, les alcooliques, les prostituées, les Roms et Sintis qui, comme les Juifs, étaient considérés par les nazis comme racialement inférieurs; on note une absence significative de personnes qui portaient des triangles noirs dans les témoignages de survivants et dans l'éducation sur l'Holocauste dans son ensemble aujourd'hui.

    Absence de choix

    Ces catégorisations nazies des personnes leur ont ôté toute humanité ; ils sont été déshumanisés. Cela a supprimé toute agence et contrôle de la façon dont des millions de personnes se décriraient. Tout comme de nombreux nazis classés comme juifs ne se seraient pas nécessairement étiquetés d'abord et avant tout comme "juifs'', les hommes qui ont eu des relations sexuelles avec des hommes ne se seraient pas nécessairement étiquetés comme "homosexuels'', même s'ils avaient eu toute liberté et sécurité de le faire - tout comme les personnes LGBT + ne considéreraient pas nécessairement leur sexualité ou leur genre comme la seule partie de leur identité aujourd'hui.

    Le triangle rose

    F. Tamagne - La persécution des homosexuels sous le régime nazi (cliquez sur l'image)

     

    Il y avait une hiérarchie des catégories de prisonniers au sein des camps de concentration, les homosexuels portant un triangle rose recevant parfois plus de travail éreintant dans le travail forcé que les autres prisonniers non juifs. L'homophobie existait dans les camps de concentration, et les phrases et sentiments anti-gays et anti-lesbiennes font partie des témoignages des survivants : par exemple, des «actes inhumains» parmi les femmes du camp de Ravensbrück. Les étiquettes visibles que portaient les prisonniers ont contribué à cette déshumanisation. Outre le travail forcé et les autres atrocités de la vie dans un camp de concentration, les hommes qui portaient des triangles roses et dans une certaine mesure les femmes lesbiennes portant des triangles noirs ont été soumis à d'autres expériences traumatisantes. Les hommes portant des triangles roses étaient les cibles préférées des SS pour la pratique du fusil. Des femmes lesbiennes et des homosexuels ont été contraints de se livrer à des actes sexuels ensemble dans des bordels de camp à titre de thérapie de conversion. Des hommes portant des triangles roses ont été soumis à des expériences médicales pour «guérir» leur homosexualité, et certains sont morts de ces expériences.

    La discrimination continue

    Lors de la libération en 1945, aucune libération n'est venue pour de nombreux hommes qui, sous le triangle rose du régime nazi, avaient tant souffert. Le paragraphe 175 existe toujours en Allemagne et l'homosexualité est toujours illégale. Leurs condamnations ont été confirmées et nombre d'entre elles ont été de nouveau emprisonnées - certaines pour jusqu'à deux décennies supplémentaires, le temps passé dans les camps n'étant pas déduit de leur peine. Les auteurs de la «thérapie de conversion» que les homosexuels et les lesbiennes avaient subie dans les camps n’ont pas été poursuivis et ont même réussi à convaincre les Alliés que leurs recherches étaient valables.

    L'Allemagne de l'Est a assoupli les lois contre l'homosexualité pour les hommes et les femmes en 1968, accordant un âge de consentement général de 21 ans. L'Allemagne de l'Ouest d'après-guerre, en revanche, a maintenu l'extension du paragraphe 175 que les nazis ont introduit en 1935, et la vie des hommes homosexuels est restée très éloignée de celle des années 1920. Bien qu'il ait été réformé en Allemagne de l'Ouest en 1969, le paragraphe 175 n'a finalement été aboli qu'en 1994, après la réunification. En raison de l'illégalité continue de l'homosexualité et de l'homophobie et de la discrimination qui en résultent, et de la honte parmi les survivants, l'impact de l'Holocauste sur le meurtre et le traumatisme d'une génération d'homosexuels a été négligé. Comme nous l'avons vu, les choses ne sont pas revenues à ce qu'elles étaient pour les homosexuels dans l'atmosphère permissive des années 1920. Même le fait de se souvenir des victimes et des survivants a fait l’objet d’une condamnation féroce, et à ce jour nous ne savons toujours pas combien d’homosexuels ont été tués par les nazis, encore moins emprisonnés. Nous connaissons encore moins le nombre de femmes lesbiennes et de personnes trans qui ont été persécutées et tuées. Le triangle rose

    Il est également crucial de se rappeler que les populations de prisonniers juifs, de prisonniers politiques et de toutes les autres catégories au sein des camps peuvent avoir inclus des personnes LGBT + - elles ne sont tout simplement pas classées comme telles dans le système. Les mémoriaux et commémorations des victimes ont suscité un débat : bien que Dachau ait eu des mémoriaux aux victimes du camp des années 1960, ceux classés sous le triangle rose n'ont été inclus qu'en 1985. L'ONU ne met pas en évidence la sexualité dans sa définition officielle du génocide. Et les personnes appartenant à la communauté LGBT + sont toujours confrontées non seulement à la discrimination, mais à la mort, même dans certains pays européens, simplement parce qu'elles sont ce qu'elles sont.

    Réclamation

    L’histoire et le rôle du triangle rose lui-même n’ont pas non plus pris fin en 1945, mais d’une manière très différente. Les groupes de défense des droits des homosexuels ont commencé à utiliser le triangle rose dans les années 1970, comme moyen de récupérer le traumatisme causé à des personnes comme eux, en partie influencés par les mémoires d'un prisonnier et d'un porteur de triangle rose. Le triangle noir a également commencé à être utilisé comme symbole queer ou lesbien. Puis, dans les années 1980, les hommes homosexuels ont commencé à être poursuivis par une nouvelle menace : le sida. Le collectif de six personnes qui a fondé "le Silence = Death Project" à New York au milieu des années 1980 a inversé le symbole de la persécution antérieure de la communauté gay par les nazis et a fait un triangle rose pointant vers le haut son logo. Ils ont également approfondi la couleur du triangle du rose pâle nazi à une couleur fuchsia.

    Le triangle rose

    Pour en savoir plus :

    Triangles roses: Rudolf Brazda le dernier survivant connu témoigne sur Yagg

    Triangle rose - Interview de Régis Schlagdenhauffen à Natzweiler Struthof

    Ernest Rohm (Wikipedia)

    L'homophobie, c'est ça

    Les hommes au triangle rose par Heinz Heger

    Moi, Pierre Seel, homosexuel expulsé: mémoire de la terreur nazie par Pierre Seel

    Le triangle rose: la guerre nazie contre les homosexuels par Richard Plant

    "Amants des hommes" documentaire sur la déportation homosexuelle et l'homophobie

    Le triangle rose

     

     

     

     

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  • "C’est à cette période que, pour la première fois, les femmes accèdent à la notoriété. Certaines pourront ainsi connaître une carrière et vivre de leurs écrits. Romancières, poètes, essayistes, journalistes ou biographes, elles occupent peu à peu l’ensemble du champ littéraire, jusqu’ici réservé aux seuls hommes. Sous leur véritable nom ou un pseudonyme, elles transmettent une nouvelle image de la société. Conservatrices ou radicales, féministes ou obéissantes, elles connaissent la critique et le mépris permanent".

    Que du bonheur !

    26 femmes de lettres du 19ème siècle

    26 femmes de lettres du 19ème siècle

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  • Près de Boulay, en Moselle, sur un ancien site Français de la ligne Maginot, un camp de la mort et plus de 20.000 victimes, presque oubliés par l'histoire. Encore une incroyable découverte d'Histoire De Rouler (cliquez sur l'image) :

    Le camp du Ban Saint Jean

     Pour en savoir plus :

    Le camp du ban Saint Jean

    Le camp (la ligne Maginot)

    Association FRanco-Ukrainienne

    Les camps en FRance

    Le camp du Ban Saint Jean

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  • L’artisanat de tranchée, ou « Art du Poilu » désigne « une activité de création artistique manuelle et un art populaire pratiqué – entre autres – par tout homme, ayant un rapport direct ou indirect avec le conflit armé ou ses conséquences. Ils sont le plus souvent fabriqués lors des attentes dans les tranchées pour meubler le temps ».

    Les objets de la Grande Guerre

    Pour en savoir plus :

    Wikipedia

    Le blog 14-18.be

    On ne passe pas !

    L’histoire par l’image

    Les nautes de Paris

    Grande Guerre : territoriaux bretons et normands du 87 DIT

    Jean Boisserie, l'art des tranchées

    Film d'archives - L’artisanat au front

    Les objets de la Grande Guerre

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  • La Révolution Française

    Pour en savoir plus :

    21 janvier 1793 : le roi Louis XVI est guillotiné (RETRONEWS)

    La Révolution Française

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  • L'origine des guerres franco-allemandes depuis 1870 jusqu'à 1945 avec les conséquences pour les territoires qui ont changé trois fois de patrie et certaines personnes ont changé cinq fois de nationalité ! Les conséquences sur les mentalités des frontaliers et les préjugés des autres.

    Alsace Moselle 1870 - 1945

    Alsace Moselle 1870 - 1945

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  • Du lac de Pierre-Percée en passant par le col du Donon,  dans les Vosges, voici une nouvelle video de Histoire de rouler ;  seul camp de ce type bâti sur le sol Français, l'ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof reste un lieu sans doute trop méconnu des Français eux-même.

    D'ailleurs, avant d'avoir commencé ma généalogie il y a quelques années, j'ignorais tout de ce terrible lieu....

    NATZWEILER - STRUTHOF: Un camp de concentration sur la route des Vosges

    Pour en savoir plus :

    Le site officiel du Struthof

    ECPAD

    Lieux d’histoire, lieux de mémoire

    Struthof, Le Camp Oublié

    L'enfer des hommes, le camp de concentration de Natzweiler

    Un jeune résistant au Struthof

    Archives départementales du Haut-Rhin

    NATZWEILER - STRUTHOF: Un camp de concentration sur la route des Vosges

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  • Ruines, vestiges, lieux de mémoire: le front des Vosges, lourdement marqué en 14-18 est une source de découvertes incroyables. Je vous propose une vidéo admirablement bien tournée de Histoire de rouler :

     Pour en savoir plus :

    La Tête des Faux, un champ de bataille oublié

    La tête de Faux

    Secteur mémoriel de la Tête des Faux

    Les premiers combats autour de la Tête des Faux

    Sur les traces des poilus – La Tête des Faux

    Le front Alsace-Vosges

    Blockhaus, abris et téléphérique abandonné à la tête des Faux

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  • Le Tatoueur est un individu qui ne se targue point d’élégance. Il cumule d’ordinaire cette artistique profession avec celle de ramasseur de bout de cigare, de preneur de rats ou de tondeur de chiens , sans compter d’autres occupations moins avouables . On le rencontre à Marseille, sur les ports, à Paris sur les fortifs. On le trouve aussi au voisinage des maisons centrales, à moins qu’il n’y soit admis comme pensionnaire....

    Les tatoueurs parisiens en 1900

    Pour en savoir plus :

    Manuel de technique policière

    Historique Police Technique et Scientifique

    Histoire du tatouage

    Marchands d’arlequins

    Savoirs d’Histoire

    Où trouver de belles sangsues ?

    Bruno, le 1er tatoueur de Paris

    Tatouages criminels

    Les gangsters parisiens et les tatouages

    Le règne des apaches

    Le père Rémy, célèbre tatoueur en 1891

    Il y a 115 ans, le chef des Apaches est arrêté à Paris

    Tatouage magazine (ouvrage)

    Bas-fonds du crime et tatouages

    Les rois du pavé

    Les tatoueurs parisiens en 1900

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  • Un peu d'histoire... sur un ton d'humour....mais richement documentée !

    Les prostituées des bas-fonds de Paris (en 1900)

    N'hésitez pas à regarder les "sources" à la fin du documentaire

    Les prostituées des bas-fonds de Paris (en 1900)

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  • Dans la première décennie du XXe siècle une race d’homme à la démarche chaloupée, une casquette 3 ponts vissée sur une forte tête, qu’un foulard vient raccorder à un torse bombé, habillé d’une chemise entre-ouverte qui laisse souvent deviner un visage de femme ou une inscription vengeresse, ce mâle , représente la basse pègre de Paris au début des années 1900 Des milliers de faits divers, réels ou inventés mais souvent glauques viendront renforcer sa légitimité et sa triste réputation . Laissez moi vous parler des Apaches de Paris....

    LES APACHES DE PARIS L’histoire des mauvais garçons en 1900

    Pour en savoir plus :

    Les apaches (wikipedia)

    ParisZigzag

    Le livre des darons sacrés ou la bible en argot

    Casque d'or, une histoire vraie

    Papiers des bas-fonds : Archives d'un savant du crime, 1843-1924

    Atlas du crime à Paris

    Casque d’Or, légendaire « fille de joie » des Apaches (Rétronews)

    LES APACHES DE PARIS L’histoire des mauvais garçons en 1900

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  • A l'occasion du reportage Des Racines et des Ailes sur les 130 ans de la tour Eiffel, voici une reconstitution 3D de la construction de la Grande Dame et de l'Exposition Universelle de 1889. Cette reconstitution est le fruit de 6 mois de travail, la modélisation des différentes architectures étant basée sur des documents historiques : livres, photos d'époque, encyclopédies, cartes postales, etc.

    Reconstitution 3D : tour Eiffel et Exposition Universelle

    Pour en savoir plus :

    Les expositions universelles à Paris 1855 et 1867 – Série Une question/Une minute

    Les Albums du Parc de l'exposition universelle de 1867

    C’est quoi une exposition universelle ?

    Exposition universelle de 1855 (wikipedia)

    Visite virtuelle de l'Exposition universelle de 1855 [EDH#4] (Histoire, Généalogie, Ecriture)

    1900 : Visite de la plus grande exposition universelle de l'Histoire

    Reconstitution 3D : tour Eiffel et Exposition Universelle

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  • Vivre sous l'occupationVulgarisateur historique des Hauts-de-Francela Petite Chemise mesure la chance d’avoir une arrière-grand-mère toujours aussi en forme. Plusieurs fois elle lui avait raconté des anecdotes sur sa vie sous l’Occupation à Douai ;Vivre sous l'occupation aujourd'hui, elle a accepté de partager ses histoires...

    1/3 - Le début de la guerre

    2/3 - Les bombardements, la rafle

    3/3 - La Libération, le monde d'aujourd'hui

     

    Vivre sous l'occupation

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  • Six témoins racontent l’histoire de deux villages voisins au cours de la deuxième guerre mondiale, qui pendant l’occupation des Allemands nazis, étaient séparés par la ligne de démarcation. Une perspective nouvelle sur cette période de guerre et d’occupation nous est livrée du point de vue des enfants de l’époque.

    L'occupation allemande : un autre point de vue....

    L'occupation allemande : un autre point de vue....

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  • Ca ne finira donc jamais !

    Viols de guerre

    Tout un travail de mémoire : de tout temps, le viol est une arme de guerre....

    Sans foi ni loi.

    Viols de guerre

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  • Comment s'est déroulé l'appel du 18 juin ? | Archive INA

    Comment s'est déroulé l'appel du 18 juin ? | Archive INALe discours fondateur de la Résistance....

    En septembre 1939, Hitler envahit la Pologne ; ni la France ni l’Angleterre ne pourront arrêter cette fureur dévastatrice sur une Europe démunie ; Hitler veut une grande Allemagne, à n’importe quel prix.

    En mai 1940 la France est envahie par les allemands et le 14 juin ils entrent dans Paris : c’est le début d’un régime répressif et antisémite.

    De Gaulle se réfugie en Grande Bretagne à la recherche de solutions pour libérer notre pays ; pendant ce temps, Pétain, qui a perdu son prestige de vainqueur de la Première Guerre mondiale, s’est installé au pouvoir ; il n’hésite pas à livrer la France à Hitler ; le général refuse ce choix…. Il n’est pas question de laisser les français au nazisme.

    « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas »

    Si peu de Français entendent cet appel le 18 juin, ce dernier est largement diffusé dans la presse et redonne espoirs aux résistants qui avaient déjà commencer leurs actions.

    Certes, De Gaulle a su rassembler les gens, mais n’oublions pas que la résistance existait déjà avant cet appel ; les Français avaient toutefois besoins d’un « meneur » et d’un « chef de la France Libre ».

    Comment s'est déroulé l'appel du 18 juin ? | Archive INA

    Pour en savoir plus

    Retronews

    La véritable histoire derrière le discours du général De Gaulle

    L’appel du 22 juin

    Pour mémoire (CNDP)

    Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

    Musée de la résistance en ligne

    L’appel (Herodote)

    Comment s'est déroulé l'appel du 18 juin ? | Archive INA

     

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  • Vaste sujet que celui du féminicide : l'homme avait droit de vie et de mort sur sa (ses) femme(s) et ses filles !

    N'oublions pas qu'il nous faudra attendre la loi du 4 juin 1970 pour que le statut de "chef de famille" ne désigne plus le père, le mari. Rappelez-vous en 1959, pour travailler, une femme devait demander l'autorisation de son époux !

    Décapiter sa femme à la Renaissance

    Décapiter sa femme à la Renaissance

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