• Journée des droits de la femme

    Journée des droits de la femme

    Beaucoup de gens pensent que le « féminisme » privilégie la place des femmes dans la société, au détriment des hommes. Mais il n’en est rien ! Le féminisme demande simplement que les femmes occupent la place qui leur revient et certainement pas au dépens des hommes.

    Le féminisme prône l’égalité des sexes : hommes et femmes doivent avoir ce même droit à l'autonomie, au respect, à l’indépendance, à la liberté de diriger leur vie et à prendre des décisions qui vont dans leur intérêt.

    Après la 1ère guerre mondiale, les femmes françaises ont repris leur rôle de mère, d’épouse, de sœur au sein de leur foyer, alors qu’elles avaient prouvé qu’elles étaient aussi capables que les hommes de travailler dans l'industrie, comme « munitionnettes », d’effectuer les travaux agricoles, de conduire des tramway, des autobus ou des camions, et bien d’autres choses encore…

    Aujourd’hui, le féminisme, c’est se battre pour avoir les mêmes droits que les hommes, pouvoir se promener seule le soir en n’ayant plus peur, prendre le métro sans se voir insultée car votre jupe est trop courte, être reconnue et crue, avoir le même salaire qu’un homme à poste égal, avoir le droit à la sexualité que l’on désire et être entendue sans être dévalorisée.

    Tout ceci peut bien sembler dérisoire de nos jours, et pourtant...

    Saviez-vous par exemple qu’il a fallu attendre

    • 1938 pour que les femmes puissent s’inscrire à l’université dans l’autorisation de leur mari ,
    • 1944 pour que les femmes obtiennent le droit de vote et d'éligibilité,
    • 1946 pour que le principe d'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines soit inscrit dans le préambule de la Constitution,
    • 1965 seulement pour qu’une femme puisse exercer une profession – et ouvrir un compte à son nom ! - sans l’autorisation de son mari,
    • et que dire de la loi du 17 novembre 1800 interdisant aux femmes de porter le pantalon : elle n’a été abrogée qu’en 2013 !

    Pour obtenir ces égalités qui peuvent sembler évidentes à l’heure actuelle, des femmes ont dû se battre  pour :

    • le droit de vivre libre de toute violence et discrimination,
    • le droit à la propriété,
    • le droit au meilleur état de santé physique et mentale,
    • le droit à l'éducation,
    • le droit de voter,
    • le droit à un salaire égal.

    Mais comme rien n’est jamais acquis, il faut rester vigilante….

    *

    Simone de Beauvoir disait « N'oubliez jamais qu'il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. »

    Cette rubrique est un hommage à toutes les femmes oubliées de l’Histoire.

     

    Journée des droits de la femme

  • L'effet Matilda

    Ce n'est pas un secret, les femmes ne se bousculent pas dans le secteur du numérique. Selon le baromètre 2021 de SISTA (Collectif de femmes dirigeantes d'entreprise) et du BCG (Cabinet international de conseil en stratégie), seulement 5% des startups françaises auraient uniquement des fondatrices et 10% seulement ne serait-ce qu'une seule (cliquez sur l'image ci-dessus).

     *

    Quelle est la signification de l'effet Matilda ?

    Sauriez-vous citer le nom de cinq hommes scientifiques ? Facile, non ? Albert Einstein, Isaac Newton, Louis Pasteur, Benjamin Franklin, Thomas Edison...

    Et maintenant, le nom de cinq femmes scientifiques ? Marie Curie, et….. ?? Rares sont ceux et celles qui en sont capables. Mais nul besoin de culpabiliser, vous n’y êtes pour rien !

    C’est ce que l’on appelle « l’effet Matilda » : lorsque le travail scientifique d’une femme amène une découverte importante, il est minimisé et attribué systématiquement à un homologue masculin.

    On dit que la femme est invisibilisée.

    Supprimées de l’Histoire, oubliées, reniées ou dénigrées, ces femmes n’ont eu ni l’honneur de se voir décerner un prix, ni celui de figurer sur les manuels scolaires. Lorsque l’on discrédite les femmes pour leurs travaux, on les prive d’une réelle carrière. On les marginalise.

    Au début des années 80, l'historienne des sciences Margaret Rossiter théorise l'effet Matilda en rendant hommage à Matilda Joslyn Gage (1826-1898), une militante essayiste, abolitionniste, écrivaine américaine, et féministe qui déjà en 1870 dénonçait ce problème

    Bien qu’il en existe davantage et dans tous les domaines, voici 4 femmes scientifiques qui ont révolutionné l'informatique :

    • Ada Lovelace (1815-1852) considérée comme la première développeuse,
    • Grace Hopper (1906-1992) créatrice du premier compilateur, un programme capable d’associer un code source et un langage plus accessible pour les développeurs,
    • Hedy Lamarr (1914-2000) outre une carrière réussie au cinéma, elle a marqué l'histoire scientifique en déposant en 1941 un brevet pour sécuriser les télécommunications en usage dans les liaisons wifi et bluetooth,
    • Margaret Hamilton ( 1936-1985) qui conçut le système embarqué du programme spatial de la mission Apollo 11 au cours de laquelle, pour la première fois, des hommes se sont posés sur la Lune, le 21 juillet 1969.

     *

    Pour en savoir plus :

    L'effet Matilda #saison 1: 1 épisode Emmy Noether

    Matilda Joslyn Gage (Wikipedia)

    Les chiffres clés sur les femmes et la tech (Grande Ecole du Numérique)

    Pourquoi y a-t-il si peu de femmes en science ? (Cairn)

    10 femmes qui ont révolutionné l'informatique et la programmation (Les joies du code)

    Chronologie de la place des femmes dans les sciences (Wikipedia)

    Les découvertes oubliées des femmes scientifiques, ou l'effet Matilda

    4 femmes spoliées de leur découverte scientifique... et d'un Nobel (France Culture)

    Rapport d'information (...) sur les stéréotypes masculins et féminins dans les manuels scolaires (Vie Publique)

    Rapport d'information (…) sur les stéréotypes de genre (Vie Publique)

     

    L'effet Matilda

    Pin It

    votre commentaire
  • Ada LOVELACE, génie visionnaire

    Augusta Ada King Ada King, comtesse Lovelace (cliquez sur l'image ci-dessus)

    Née le 10 décembre 1815 à Londres d’une relation scandaleuse entre un poète britannique Lord Byron et une érudit en mathématiques Anne Isabella Milbanke, au surnom évocateur de « Princesse des parallélogrammes ».

    A 12 ans, elle écrit un traité dédié aux ailes des animaux.

    Très tôt, elle est initiée par sa mère aux sciences « dures » pour l’empêcher d’être poète comme son père.

    A 16 ans, elle rencontre Mary Somerville, éminente astronome au XIXème siècle qui la pousse à progresser en mathématiques ; elle est sa tutrice et lui présente le mathématicien Charles Babbage, professeur à l’Université de Cambridge, inventeur de la calculatrice manuelle.

    Durant vingt ans, ils vont collaborer sur la « machine analytique », ancêtre du premier ordinateur moderne.

    Ada crée la 1ère programmation informatique en 1843 : « la machine tisse des motifs algorithmes comme le métier de Jacquard tisse des fleurs et des feuilles. » Ada Lovelace a réalisé les premières ébauches d'une écriture formelle des instructions à employer avec une machine analytique pour réaliser des calculs donnés.

    Ada Lovelace est une pionnière de la science informatique.

    Ada LOVELACE, génie visionnaire

    Cette machine impliquait l’intégration de cartes perforées, le principe appliqué pour le métier à tisser de Jacquard. La lecture séquentielle de ces cartes fournissait les instructions et les données à sa machine. Elle fit la description détaillée de la programmation de la machine. Fait le plus impressionnant, Ada publia dans sa septième note le premier algorithme pouvant être exécuté par une machine.

    Afin de financer la construction de cette machine – et parce que Babbage n’avait pas obtenu de financement du gouvernement britannique - elle s’adonne au jeu misant sur ses compétences en calcul des probabilités, recherchant désespérément un algorithme pour gagner ses paris. Mais elle s’endette rapidement. Ni Babbage ni Ada ne purent voir de leur vivant la machine analytique en fonction.

    A l’époque victorienne, il était inconcevable qu’une femme issue de la noblesse anglaise étudie les mathématiques et les sciences.

    Et bien qu’ayant épousée William King, comte de Lovelace, et mère de trois enfants, Ada a mené de front son rôle de femme mariée et mère de la haute société tout en travaillant avec Babbage.

    Ada LOVELACE, génie visionnaireA 36 ans, elle meurt d’un cancer de l’utérus, le 27 novembre 1852 à Londres, dans le quartier de Marylebone, plus de cent ans avant que ses notes ne soient redécouvertes.

    Le souvenir d’Ada se poursuit encore aujourd’hui grâce au langage de programmation nommé ADA, conçu d’abord pour le département de la Défense des États-Unis et utilisé jusqu’à nos jours dans plusieurs technologies modernes : l’automobile, les transports ferroviaires et les technologies aéronautiques.

    *

    Pour en savoir plus :

    Ada Lovelace, la première codeuse de l'histoire (France Culture)

    Généalogie de Ada LOVELACE (Geneastar)

    Ada Lovelace (1815-1852), première programmeuse et pionnière de l'informatique (Gallica)

    Jacquard (Joseph-Marie) (1752-1834) révolutionne le métier à tisser et s’attire des inimitiés (La France Pittoresque)

    Femmes savantes, femmes de science

    Ada Lovelace, la grande ordinatrice (France Culture)

    Portail des femmes et du féminisme (Wikipedia)

     

    Ada LOVELACE, génie visionnaire

    Pin It

    votre commentaire
  • 2. Grace HOPPER, la reine du logiciel

    *

    Grace Brewster Murray est née le 9 décembre 1906 à New York (cliquez sur l'image ci-dessus).

    Elle étudie les mathématiques, la physique et l'économie au Vassar College, une université d’arts libéraux et de sciences ; elle en sort diplômée en 1928. En 1934, elle obtient un doctorat en mathématiques de l'université Yale.

    La jeune femme enseigne les mathématiques au Vassar College entre 1931 et 1944. Elle épouse en 1930 Vincent Hopper, un professeur de littérature. Le couple, qui n'a pas d'enfants, divorce en 1945.Grace HOPPER, la reine du logiciel

    En 1943, Grace Hopper s'engage dans la marine américaine. Promue au grade de lieutenant, elle est affectée l'année suivante au Bureau of Ordnance Computation Project de l'université Harvard. Elle travaille dans l'équipe de l’ingénieur informaticien Howard Aiken, sur l'ordinateur Harvard Mark I, premier grand calculateur numérique.

    À la fin de la guerre, elle quitte le service actif de la marine, mais continue à travailler au développement des ordinateurs Harvard Mark II puis Harvard Mark III - Ordinateur électromécanique voire électronique - pour le compte du Computation Laboratory d'Harvard.

    Grace HOPPER, la reine du logiciel

     Mais la recherche ne s’arrête pas là… Grace Hopper est une informaticienne hors pair :

    • En 1949, elle est employée par Eckert-Mauchly Computer Corporation (EMCC) et rejoint l'équipe développant UNIVAC I (UNIVersal Automatic Computer I) à Philadelphie,

    • En 1951, elle conçoit le premier compilateur pour UNIVAC I, nommé A-0 System, qui traduit les instructions écrites en code machine ; il est surtout le 1er ordinateur commercialisé aux Etats-Unis,

    • En 1955, elle invente le langage FLOW-MATIC aussi appelé B-0 (Business Language Version 0) pour l'UNIVAC I,

    • et à partir de 1957, elle travaille pour IBM, où elle défend l'idée qu'un programme devrait pouvoir être écrit dans un langage proche de l'anglais plutôt que d'être calqué sur le langage machine, comme l'assembleur,

    • En 1959, elle met au point le langage Cobol ce qui lui vaut le surnom de « mère du langage Cobol » ; ce langage a été spécialement conçu pour permettre à des non-spécialistes de programmer les ordinateurs qui commençaient à arriver dans le monde des échanges commerciaux.

    Grace HOPPER, la reine du logiciel

    En 1966, ayant atteint ses 60 ans, elle doit quitter la Navy -conformément au règlement – mais est rappelée l’année suivante ; elle restera dans la Marine jusqu’en 1986. Elle a alors le grade d’un officier général dans la Marine militaire américaine et recevra de son vivant – et plus tard à titre posthume – de multiples distinctions pour son travail.

    Jusqu’à son décès en 1992 – elle avait alors 85 ans – elle travaille comme consultante externe par Digital Equipment, pour des conférences sur les débuts de l'informatique.

    « Amazing Grace » a consacré sa vie à la haute technologie américaine.

    *

    Pour en savoir plus :

    L'histoire de Grace Hopper ou presque...

    Généalogie de Grace HOPPER (Geneastar)

    Grace Hopper : histoire d’une femme pionnière de l’informatique

    Les distinctions de Grace Hopper (Wikipedia)

     

    Grace HOPPER, la reine du logiciel

    Pin It

    votre commentaire
  • Hedy LAMARR,

    *

    Celui ou celle qui oserait dire qu’une femme belle et intelligente à la fois ça n’existe pas, ne connaît pas Hedy Lamarr (cliquez sur l'image ci-dessus).

    Hedwig Eva Maria Kiesler est née le 9 novembre 1915 à Vienne, en Autriche. Elle est la fille unique d'Emil Kiesler (1880-1935), directeur de la banque et de Gertrud Lichtwitz (1894-1977) pianiste concertiste.

    Hedy LAMARR, Hedwig grandit dans un milieu très privilégié en Suisse, apprenant plusieurs langues (outre l'allemand, le yiddish, le hongrois, l'anglais et l'italien), prenant des cours de danse et de piano, faisant de l'équitation, allant à l'opéra ; elle s’intéresse à tout ce qui l’entoure ; par exemple, elle démonte sa boite à musique pour le plaisir de mieux l’assembler. Son père, qui avait un grand intérêt pour les technologies, lui consacrait beaucoup de temps et lui expliquait le fonctionnement des tramways, d’un générateur électrique… afin de maintenir sa curiosité en éveil.

    La jeune fille est également passionnée par l’art cinématographique et quitte très tôt le circuit scolaire ; à 16 ans, son père la présente aux studios Sasha-films où elle joue quelques petits rôles sans grande envergure. Le film « Extase » va alors la révéler, en 1933, mais il fait scandale et est interdit en raison d'une « scène — pourtant allusive — de rapport sexuel et d'orgasme féminin ». Propulsée sur le devant de la scène, elle est désormais « The Ecstasy Girl » pour le monde entier.

    Soucieux de son avenir, ses parents cherchent à la marier ; à 19 ans, elle épouse Fritz Mandl, qui lui en a 33 ; c’est un homme très riche, propriétaire d’une usine d’armement qui fournit Mussolini, mais c’est surtout un conjoint à la personnalité très obsessionnelle ; la jeune Hedwig ne supporte plus ce harcèlement et fuit loin, en Suisse, puis en Angleterre.

    Pour échapper définitivement à cet homme persécutant qui met tout en œuvre pour la retrouver, elle change de nom : elle s’appelle désormais Hedy Lamarr.Hedy LAMARR,

    Elle recherche un agent et le trouve en la personne de Louis B. Mayer, qui justement recrute de jeunes actrices européennes soucieuses d’échapper au régime nazi, pour les enrôler dans son empire « la Metro-Goldwyn-Mayer »

    Hedy devient alors une icône glamour hollywoodienne, une image de femme fatale qui lui colle à la peau, directement en concurrence avec Ava Gardner ; sa beauté est telle qu’elle jouera avec les plus grands acteurs du cinéma américain mais aussi les plus grands réalisateurs.

    Hedy LAMARR, Elle est même prise pour modèle dans l’élaboration de Blanche-Neige (1937) et de Catwoman 1940).

    Mais après ses séances de tournage, Hedy s’adonne à son passe-temps le soir : le bricolage. De sa fertile imagination, sont nés : le distributeur à moutarde, le collier canin fluorescent ou des pastilles de Cola effervescentes…

    Mais il est difficile d’être une très jolie femme et une inventrice ; en 1946, elle est la première femme réalisatrice, mais elle n’est pas prise au sérieux, pas plus lorsqu’en 1940, en collaboration avec son ami et compositeur Georges Antheil, ils ont développé un « moyen secret de communication » pour protéger les navires américains des torpilles allemandes. « Radio-guidées, ces dernières étaient souvent interceptées par l’ennemi lors d’attaques sous-marines. En s’inspirant des bandes de papier perforées qui équipaient les pianos mécaniques, Hedy et Georges mettent ainsi au point le premier système d’étalement de spectre par saut de fréquence ». Hedy LAMARR,

    Il faut croire qu’elle avait des idées beaucoup trop avancées pour l’époque et son codage de transmission n’a pas été retenu. La Navy lui a ri au nez….

    « J'ai un pouvoir qui peut apporter des choses. Je suis une petite personne qui poursuit une grande entreprise, mais je vais gagner parce que je sais que j'ai raison. »

    Pourtant, des décennies plus tard, le Wi-Fi et le Bluetooth seront développés sur la base du concept original de Lamarr et Antheil. Mais il faudra encore attendre 20 ans !

    Hedy retourne donc à ses tournages…. Le temps passe vite et sa beauté s’estompe…

    Hedy Lamarr a été mariée et divorcée six fois ; elle a eu 3 enfants : James, enfant adopté né le 6 mars 1939, Denise née le 29 mai 1945 et Anthony né le 1er mars 1947. Si Hedy avait la réputation d’une « croqueuse d’hommes », on raconte également qu’elle « avait la main lourde ». Elle gardera d’ailleurs peu de contact avec sa progéniture.

    Hedy LAMARR,

    Dans les années 60, Hedy n’est plus beaucoup sollicitée par Hollywood ; elle se voit vieillir et malgré les innombrables chirurgies esthétiques, elle ne supporte plus son image fanée avec le temps. Elle raréfie ses apparitions publiques.

    Elle s’éteint le 19 janvier 2000 en Floride, où elle vivait comme une recluse. Elle avait 85 ans.

    Le jour de sa naissance, trois fées se sont penchées sur son berceau pour lui offrir une beauté inestimable et une ingéniosité bien trop moderne pour son époque.

    Hedy Lamarr gardera toujours cette image d’audacieuse érotique, de femme idolâtrée pour sa plastique parfaite, et non pour ses idées, aussi éclatantes soient-elles….

    Le monde a refusé de voir ce dont elle était capable : sa carrière d’actrice glamour l’a discréditée.

     *

    Pour en savoir plus :

    Hedy Lamarr – Bande-annonce

    La vie et la triste fin de Hedy Lamarr

    Généalogie de Hedwig Eva Maria Kiesler (Geneastar)

    HEDY LAMARR : l'actrice qui a inventé le WIFI / Génies épisode #2

    [Femmes scientifiques] Hedy Lamarr : une star de l’invention (Université Paris-Cité)

    L’histoire d’une actrice d’Hollywood qui a eu le malheur d’être trop belle

    Activités scientifique et technique de Hedy Lamarr (Wikipedia)

    Hedy Lamarr – sa biographie (Futura)

    Hedy Lamarr la plus belle femme du monde avait aussi un cerveau

     

    Hedy LAMARR ou le malheur d'être trop belle

    Pin It

    votre commentaire
  • Margaret Hamilton,

    *

    Margaret HAMILTON, Margaret Heafield Hamilton (cliquez sur l'image ci-dessus) est née le 17 août 1936, à Paoli dans l'Indiana ; elle est la fille de Kenneth Heafield et Ruth Esther Partington). Après des études secondaires à la Hancock High School, elle étudie les mathématiques à l'Université du Michigan et obtient une licence en mathématiques à 21 ans.

    Elle déménage dans l'État du Massachusetts avec l'intention de poursuivre ses études pour l’obtention d’un doctorat en mathématiques abstraites ; mais elle rencontre James Cox Hamilton, qui terminait ses études ; le couple se marie et a une petite Lauren. Margaret a donc commencé à travailler pour subvenir aux besoins de sa famille pendant que son mari étudiait le droit.

    Elle intègre alors la très célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology) et développe des programmes informatiques de prévisions météorologiques.

    Nous sommes en 1960 et Margaret s'active sur des ordinateurs LGP-30 et PDP-1.

    Margaret HAMILTON,

    De 1961 à 1963 elle travaille au laboratoire Lincoln du MIT sur des installations du réseau de défense aérienne semi-automatique de l'environnement terrestre en développant des programmes de détection d'avions sur l'ordinateur géant ; crée depuis 1951, « ce laboratoire s'est en particulier illustré dans le développement de l'électronique des radars et ses recherches sur la rentrée des objets à très grande vitesse dans l'atmosphère terrestre (têtes nucléaires) ».

    A 25 ans, la NASA, agence fédérale responsable de la majeure partie du programme spatial civil des États-Unis, confie à Margaret la conception d’un système embarqué du programme Apollo. Elle devient alors responsable d’une équipe chargée du développement du logiciel utilisé par les missions Apollo puis Skylab, la première station spatiale.

    Elle a la lourde responsabilité de conceptualiser la modélisation de processus, la conception de systèmes de prévention ; elle doit assurer la possibilité pour un ordinateur de prioriser les tâches. Elle se doit d’envisager toutes les pannes possibles et d’en trouver bien évidement une solution rapide et durable : par exemple, quelles solutions si un instrument clé décidait de ne plus fonctionner, si l’engin manquait de carburant… Chaque problème devait être répertorié avec son protocole de résolutions.

    Margaret HAMILTON, Le 21 juillet 1969, quelques minutes avant d’alunir, l’ordinateur d’Apollo 11 a été submergé d’informations : grâce au logiciel de Margaret, la machine a pu donner la priorité aux fonctions liées à l’alunissage et l’homme a pu poser un pied sur la lune…. Un petit pas pour l’homme (et la femme!) et un grand pas pour l’Humanité ; le travail de Margaret, et de son équipe, va poser les bases de l’informatique moderne.

    Margaret Hamilton quitte le secteur public. De 1976 à 1984, elle est PDG de l'entreprise Higher Order Software (HOS), avant de créer et diriger en 1986 la société Hamilton Technologies qui met au point un nouveau langage de programmation tout en continuant à développer des techniques, notamment pour la détection des erreurs.

    Margaret Hamilton se présente comme une précurseure en rupture avec les usages de l'époque ; elle constituait une exception dans le milieu scientifique essentiellement masculin dans lesquels les postes de responsabilité technique étaient rarement attribués aux femmes.Margaret HAMILTON,

     

    Margaret a dû affronter les critiques de ceux et celles qui ne comprenaient pas qu'une mère puisse poursuivre une carrière en parallèle. Elle a toujours été passionnée par les nombres et son métier ne l’a pas empêcher de se marier et d’assumer son rôle de mère.

    Elle a reçu diverses distinctions, dont le prix Exceptional Space Act Award de la NASA (2003) : elle avait 67 ans…

    En 2016, le président Barack Obama lui remettait la médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction qui puisse donnée à des civils.

     

     *

    Pour en savoir plus :

    Margaret Hamilton : l'histoire de la femme qui a sauvé l'alunissage

    Margaret Hamilton, la femme qui a fait atterrir l’Homme sur la Lune

    Great Minds: Margaret Hamilton

    Qui était Neil Armstrong, premier homme à marcher sur la Lune ? (Diaporama GEO)

     

    Margaret HAMILTON,

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique