• Les amants d'Oradour de G. BERLINER - 1995

    Les amants d'Oradour de G. BERLINER

    Vous ne trouverez pas leur deux noms sur la liste
    De cet hôtel gentil pour commis voyageur
    Le feu a dévoré les meubles, le registre
    Le grand lit dans la chambre au doux papier à fleurs
    Ils avaient pris deux clés pour taire les soupçons
    Le tramway de Limoge passait sous le balcon
    Le balcon

     

    Ton mari ne sait rien, ma femme ignore tout
    Être amants dans la guerre, c'est être amants partout
    Personne ne saura, mon amour, mon amour
    Que nous étions ce jour ici, à Oradour

    Les hommes étaient aux champs, les enfants à l'école
    Le boulanger au four, le menuisier au bois
    Et l'air était parfait aux oiseaux, aux paroles
    Eux dans les bras ouverts, ils étaient dans les bras
    Quand les soldats bouclèrent chaque mur innocent
    Sur la place de foire, quinze heures étaient sonnants
    Sonnants

     

    Nous sommes de passage alors que traînent nos noms
    Être amants dans la guerre, c'est être amants partout
    On leur expliquera mon amour, mon amour
    Nos papiers sont à jour, on n'est pas d'Oradour

    Sur les pères et les fils, les vieillards en fin d'âge
    Partout se cachait le crime à mitrailler
    Et la cloche a fondue sur les mères en cendres
    Les frères tenant les sœurs par leurs mains enflammées

    Ne m'abandonne pas mourir c'est rien du tout
    Être amants dans la guerre, c'est être amants partout
    Tu vois, on leur échappe, allez cours mon amour
    Ça y est on leur échappe, mon amour

    Sur l'herbe toute bleue, un peu avant la glane
    Les balles les ont frappés en peignoir et pieds nus
    Là où leurs yeux moururent la rivière coule en larme
    La campagne et les arbres ont tout vu, tout vécu
    Tout vécu

     

    Seigneur, j'ai chanté simplement, j'ai toujours cru en vous
    Être amants dans la guerre, c'est être amants partout
    J'espère qu'il y a au ciel et pour la fin des jours
    Un grand lit plein d'amour aux amants d'Oradour

     

    Source : Musixmatch
    « Les corons de ma familleNuit et brouillard de J. FERRAT - 1963 »

    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :