• Les corons de ma famille

    Cette semaine, j'ai décidé de me pencher sur ma famille maternelle ; originaire de Lens (départ. du Pas de Calais) mon grand-père maternelle Kleber HERBEZ est venu s'installer sur la région parisienne il y a de nombreuses années...

    Les corons de ma famille

     Mais au commencement, il vient du bassin houiller ; tous les membres masculins semblent être mineurs.

    Les corons de ma familleJ'ai alors consulté les tables décennales et les recensements des archives départementales du 62 de la commune de Lens ; difficile de se repérer dans le dédale des rues ; sur le recensement de 1886, par exemple, la ville est ordonnée selon 3 grands quartiers : la ville, le faubourg d'Arras et ses annexes, le faubourg de Lille et ses annexes. Ensuite les familles sont répertoriées par "corons".

    Pour la seule année de 1886, j'ai noté 11 foyers diférents d'HERBEZ : des cousins, des frères et soeurs ? En attendant, je me suis attardée sur la vie des lensois d'autrefois.

    Je me suis aidée de nombreuses lectures sur le web et de videos sur "you tube".

    Les corons de ma famille

    Les gueules noires, ce sont les travailleurs de la mine ; la hiérarchie y était sévère et les salaires variaient selon le rendement de chacun.

    Mais les métiers de la mine ce sont aussi

    - les bûcherons , les « déboiseurs », les décadreurs qui boisaient les galeries,

    - les « bocqueurs » qui cassaient et nettoyaient le minerai,

    - les chargeurs, les rouleurs, affectés au transport du minerai,

    - les laveurs,

    - les charbonniers, vivant en forêt,Les corons de ma famille

    - les abatteurs, ceux qui abattent le charbon,

    - les « boutefeu » préposés aux explosifs,

    - les « bowettes », les mineurs au rocher (souvent menacés de silicose),

    - les bricoleurs, qui savent tout faire

    - les préposés aux cages,

    - les conducteurs de locos dans les voies,

    - les cordiers, les ajusteurs et les forgerons (les chevaux étaient ferrés au fond)

    - les maçons, les ferrailleurs, les plombiers, les plâtriers,

    et également des administratifs en plein jour : secrétaires, contrôleurs de salaires (le "bedaut"), les géomètres, les ingénieurs et directeurs,

    sans oublier les galibots (les mineurs de moins de 18 ans!) car l’âge minimum pour travailler dans les mines est de 12 ans ; je verrai plus tard pour faire des recherches plus spécifiques sur les enfants.

    J'ai découvert un monde clos, où l’on se mariait entre soi, tout en restant en marge de la société, un univers homogène, sans contrat de mariage et souvent vivant « à la colle » ; le milieu minier a la réputation d’avoir « engendré » une certaine déchristianisation au 19ème et par là même favorisé « union libre » et « naissances illégitimes ».

    Dans les archives départementales (AD62), il est inutile de se précipiter sur les minutes notariales, mes ancêtres mineurs étaient des gens très pauvres ; peut-être y trouverai-je seulement les « rôles de la taille » principal impôt roturier permettant toutefois de situer le niveau économique de mes aïeux ; par contre, les faits divers peuvent être relatéd dans la presse locale (coups de grisou, éboulements, inondations dans les houillères...).

    Je vais déjà "éplucher" toutes mes recherches....

    Les corons de ma famille

    « Mon vieux de D. GUICHARD - 1974Les amants d'Oradour de G. BERLINER - 1995 »

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :