• Louise de G. BERLINER - 1995

    Parce que nous avons tous des "Louise" dans nos généalogies.....

    Louise de Gérard Berliner

    Mais qui a soulagé sa peine
    Porté son bois porté les seaux
    Offert une écharpe de laine
    Le jour de la foire aux chevaux

    Et qui a pris soin de son âme
    Et l´a bercée dedans son lit
    Qui l´a traitée comme une femme
    Au moins une fois dans sa vie

    Le bois que portait Louise
    C´est le Bon Dieu qui le portait
    Le froid dont souffrait Louise
    C´est le Bon Dieu qui le souffrait

    C´n´était qu´un homme des équipes  
    Du chantier des chemins de fer
    À l´heure laissée aux domestiques
    Elle le rejoignait près des barrières

    Me voudras-tu moi qui sais coudre
    Signer mon nom et puis compter,
    L´homme à sa taille sur la route
    Passait son bras, la promenait

    L´amour qui tenait Louise
    C´est le Bon Dieu qui le tenait
    Le regard bleu sur Louise
    C´est le Bon Dieu qui l´éclairait

    Ils sont partis vaille que vaille
    Mourir quatre ans dans les tranchées.
    Et l´on raconte leurs batailles
    Dans le salon après le thé


    Les lettres qu´attendait Louise
    C´est le Bon Dieu qui les portait
    La guerre qui séparait Louise
    C´est le Bon Dieu qui la voyait

    Un soir d´hiver sous la charpente
    Dans son lit cage elle a tué
    L´amour tout au fond de son ventre
    Par une aiguille à tricoter

    Si je vous garde Louise en place
    C´est en cuisine pas devant moi
    Ma fille prie très fort pour que s´efface
    Ce que l´curé m´a appris là

    Et la honte que cachait Louise
    C´est le Bon Dieu qui l´a cachée
     
    Le soldat qu´attendait Louise
    C´est le Bon Dieu qui l´a vu tomber

    Y a cinquante ans c´était en France
    Dans un village de l´Allier
    On n´accordait pas d´importance
    A une servante sans fiancé

    Le deuil qu´a porté Louise
    C´est le Bon Dieu qui l´a porté
    La vie qu´a travaillé Louise
    C´est le Bon Dieu qui l´a aidée

     

    Louise de Gérard Berliner

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