• Les femmes durant la grande guerre

  • Mais pourquoi cette petite fleur bleue est devenue symbole de 14-18 ? Voici une explication en images...

    Bleuet de France

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  • Qui est Louise KOPPE ? Une amie du célèbre Victor Hugo ? Ce n’est pas cette partie de l’histoire qui m’intéresse. Louise KOPPE est une journaliste, militante, ayant un intérêt pour l’action sociale, action sociale dont on ne parlera pas avant la 1ère guerre mondiale.

    Louise KOPPE, journaliste et militante

    Je n’ai pas pu retrouver son acte de naissance puisque les AD75 ont été détruites « lors des incendies de la Commune en mai 1871, l'état civil parisien antérieur à 1860, a été reconstitué, en partie seulement. Sur les 8 millions d’actes perdus, seul un tiers a en effet été rétabli ».

    Rappelons que l’état civil de Paris se divise en deux grands ensembles :

    • avant 1860, il s'agit de l'état civil reconstitué, en partie seulement ;
    • à partir de 1860, il s'agit de l'état civil « complet » des 20 arrondissements.

    Donc pas d’état civil de naissance mais par contre un acte de mariage : Louise s’est mariée le 10 janvier 1865 à Paris 1er (acte n°10 page 6).

    L’acte de mariage est à mon sens l’acte civil le plus important ; sur cet acte figure de nombreuses informations :

    • le jour et l’heure du mariage : le 10 janvier 1865 à 10h 3/4
    • le marié est Louis Armand RETOUX, tailleur de profession, âgé de 26 ans, né le 17 juillet 1838 à Sap-André, commune de l’Orne ; il demeure au 20 rue des Vieux Augustins à Paris
    • les parents du marié sont
      • Frédéric RETOUX, cultivateur de 60 ans résidant à Sap-André
      • Marie Victoire BESSIN, décédée au moment du mariage
    • la mariée est Catherine Laurence KOPPE, giletière de profession, âgée de 18 ans et par conséquent mineure au moment du mariage ; elle est née le 4 mai 1846, à Paris, et demeure avec son père au 20 rue des Vieux Augustins ; son père s’appelle Jean Pierre KOPPE, il est tailleur de profession, il a 63 ans ; son épouse et mère de Louise, Catherine KAUTH était décédée au moment du mariage.Louise KOPPE, journaliste et militante

    Cet acte nous apprend qu’il n’y a pas eu de contrat de mariage et que les bans ont été publiés dans les règles.

    Sont également mentionnés les témoins :

    • Elie Sébastien GREIFF, tailleur à Paris, 67 ans, résidant rue Feydau à Paris
    • Georges ENEVIN, tailleur de 30 ans, à Paris, résidant également au 20 rue des Vieux Augustins,
    • Melchior EBERHART, tailleur de 50 ans, résidant au 23 rue Taitbout à Paris, « oncle allié maternel » de l’épouse, en l’absence de la mère de Louise,
    • Etienne Julien QUELIEN, rentier de 37 ans, résidant au 45 rue des Plantes à Paris, « témoin requis ».

    Louise KOPPE, journaliste et militanteVous remarquerez que les témoins de ce mariage sont issus, pour l'essentiel, de la congrégation des tailleurs, comme il était coutume de le faire.

    Il sera également aisé de vérifier sur les recensement l'orthographe exacte des différents témoins, puisque nous avons leur adresse respective. Mais là n'est pas mon propos. Je voulais simplement en savoir un peu plus sur cette dame, dont je n'avais jamais entendu parlé, alors que j'ai toujours exercé dans le domaine du social.

    J'ai également pu voyager à travers Paris, dans le quartier du faubourg Montmartre, où j'ai vécu quelques années. Mais internet n'était pas encore arrivé jusqu'à moi...

    Pour en savoir plus :

    La fiche Généanet / Photos et documents

    Wikipedia

    La maison maternelle de Louise KOPPE

    La maison maternelle (photographies)

    Colloque sur l’histoire de la Sécurité sociale (Gallica – 1990)

    La femme de France : journal littéraire et scientifique

    La rue des Vieux Augustins

    Louise KOPPE, journaliste et militante

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  • Conférence qui suit globalement le plan et le propos du livre d"Évelyne Morin-Rotureau, Combats de femmes 1914-1918

    Les femmes au travail pendant la Première Guerre MOndiale

    Les femmes au travail pendant la Première Guerre MOndiale

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  • Une conférence de qualité.... je pense aux femmes qui ont dû revivre avec un mari, un frère, un père, "reconstruit" physiquement, mais totalement détruit intérieurement ; mais l'acceptation des autres, passe d'abord par l'acceptation de soi...

    Les Gueules cassées - Dr. F.-X. Long

    Pour en savoir plus :

    Gueules d'Andréas Becker, écrivain allemand

    Les femmes dans la grande guerre (musée de la grande guerre - Meaux)

    La femme gueule cassée

    Les blessés de 1914 - 1918 ( Généalogie Archives & Culture)

    La blessure et la mutilation des combattants dans les affiches françaises de 1914 - 1918

    Les Gueules cassées - Dr. F.-X. Long

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  • Quelques petites piqûres de rappel....

    Conditions féminines dans une société en mutation

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  • Les travailleuses de guerre

    Mères, épouses, fiancées, soeurs, à l'arrière du front, et plus particulièrement dans les départements envahis (le Nord et l'Est) se doivent de continuer à vivre, en gérant les pénuries, l'omniprésence de l'occupant et de la mort....

    Elles se doivent de faire bonne figure pour remplir leurs missions familiales et domestiques, coûte qe coûte : elles veillent sur les enfants.

    Elles racontent leur quotidien au père, au frère, au cousin, soldat dans les tranchées. Elles prodiguent des paroles d'encouragements, même si la vie est dure à la maison : on gère l'absence.

    A cette époque, on passe d'une tradition orale à une tradition écrite ; les relations conjugales s'en trouvent modifiées. Avec la mort qui rôde perpétuellement, on se lâche à l'effusion de ses sentiments.

    Mais Anastasie veille (c'est le "petit nom" de Dame censure) ; on ne parle pas du champ de bataille ni de l'horreur indescriptible.

    L'horreur, les femmes le vivent aussi tous les jours. Mais il faut rester dignes et pudiques et en vie ! Malgré la peur de l'occupant, malgré la peur d'un courrier ou d'une visite leur annonçant la pire des nouvelles.

    PLus insupportables encore que la mort, ce sont l'ignorance des circonstances du décès et l'absence de corps. Combien de soldats n'ont pu obtenir de sépulture décente, faute d'avoir été retrouvé, d'avoir été catapultés sur les champs de bataille, pulvérisés par un obus, méconnaissables et inconnus.

    En l'an 1919, les lectrices de "la Vie féminine" pourront apprécier cette déclaration : "il aura fallu la Grande Guerre, pour que l'humanité prit conscience de sa moitié"... Qui osera parler des femmes dont les villes, les maisons, les foyers ont été occupés ! Qui osera mentionner les humiliations, les déportations et les viols !

    Il est indéniable que les femmes ont occupé une place particulière durant cette Grande Guerre !

    Les travailleuses de guerre

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  • Les anges blancs au service de la patrieSi les infirmières sont symboles de douceur et de féminité, en présence des "poilus", elles ne doivent pas oublier qu'elles ont affaire à des soldats, des hommes fragilisés et privés de femmes....

    Bien sûr, les hommes pensent d'abord à leur famille, aux enfants, à leur femme laissée à la maison. Mais ils sont attachés à "leur" infirmière... Ils ont besoin de parler, de se confier, de dire ce qu'ils ont vécu, à défaut de pouvoir l'écrire dans leurs lettres.

    Les infirmières "les matinales" sont remplacées par des comédiennes, des chanteuses, "les dames de l'après-midi" : les visiteuses. L'Armée a bien compris qu'il est indispensable d'occuper les poilus désoeuvrés ; les visiteuses, tant attendues, apportent tabac, papier à cigarette, des livres, des journaux, des vêtements chauds, des vivres, quelques fois des friandises et des bouteilles. Mais surtout du réconfort... Les soldats y sont tellement attachés que beaucoup continueront à leur écrire ; certains les épouseront...Les anges blancs au service de la patrie

    Le tableau semble idyllique mais "la victoire pourra t-elle être assez belle pour nous consoler de ce que nous avons vu ?" (infirmière-major Madeleine CLEMENCEAU-JACQUEMAIRE).

    Ces "marraines de guerre" apportent fraîcheur et espoir, empathie et franche camaraderie aux soldats des tranchées ; elles contribuent, à l'arrière du front, à l'effort de guerre. Même si au fil du temps, ce marrainage va faire les frais d'une image et d'une littérature coquine.

    Pour en savoir plus :

    Les infirmières dans la grande guerre

    Les infirmières visiteuses

    243 carnets de guerre

    Notes d'une infirmière de Mme EYDOUX-DEMIANS

    Les carnets d'une infirmière de Noëlle ROGER

    Voiles. Une histoire du Moyen Age à Vatican II

    Infirmière en 1914 Journal d une Volontaire

    Infirmière pendant la Première Guerre mondiale - Journal de Geneviève Darfeuil, Houlgate-Paris, juillet 1914 - novembre 1918

    Les anges blancs au service de la patrie

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  • L'espionnage au fémininLoin de moi l'idée de penser que les "munitionnettes" sont les seules à avoir contribuer à l'effort de guerre, il faut également compter sur les héroïnes de l'ombre : demi-mondaines, mères de famille (Mathilde LEBRUN), prostituées (Marthe RICHARD), institutrices (Louise THULIEZ), infirmières (Laura CNOCKAERT), artistes (MISTINGUETT), voire domestiques (Marie COUDRON dans l'affaire Dreyfus)... Je ne peux pas toutes les nommer : elles sont si nombreuses !

    Ivres d'un sentiment patriotique à toute épreuve, elles aident à passer clandestinement la frontière, au péril de leur vie : des hommes, des lettres, des colis, tout ce qui peut entraver l'ennemi.

    Pour en savoir plus :

    Résister, espionner : nouvelle fonction pour la femme en 1914-1918

    la femme et la grande guerre

    Histoire d'espionnage et de séduction 

    Les espionnes dans la grande guerre

    Mata Hari

    Les femmes espionnes dans la grande guerre

    L'espionnage au féminin

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    Les femmes dans la 1ère guerre mondiale

    Les femmes dans la 1ère guerre mondiale

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  • Les Français à la veille de la guerre (1913) 

    Ce livre est une photographie des hommes et des femmes, à la veille de la Grande Guerre : "La Belle Epoque" en 1913. Un petit livre sympathique qui aborde de nombreux thèmes du quotidien : les odeurs, le pain, les cafés, l'hygiène, le cinéma, le sport, et le travail.

    Il y a ceux qui possèdent sans travailler et ceux qui travaillent sans posséder. Ma famille appartient à cette seconde catégorie. Elle m'a d'ailleurs enseignée la valeur "travail".

    Les vacances, les congés payés, ça n'existe pas encore. Après sa journée de labeur, il fallait s'occuper des travaux domestiques, nourrir les bêtes, bêcher le potager... L'eau courante était rare ; il était nécessaire d'aller chercher l'eau au puits, faire la lessive au lavoir ou dans la rivière....

    En 1913, plus de 60% de la population vit à la campagne. Nos familles sont souvent agricultures ; les ouvriers travaillent à domicile. La grande révolution industrielle va bouleverser le quotidien, mais après la Guerre 14-18. Plus rien ne sera comme avant....

    Les Français à la veille de la guerre (1913)

     

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  • Un héroisme tranquilleCertes, ces femmes sont courageuses, mais il me plaît de rendre hommage aux femmes "anonymes", nos ouvrières et nos paysannes, qui s'acharnent seules, à faire bouillir la marmite !

    Partout en France, ce sont succédées des héroïnes anonymes, des sœurs religieuses (les « anges blancs ») dévouées à l’extrême, des résistantes civiles engagées avec acharnement.

    Les témoignages sont innombrables :

    - les souvenirs de guerre du capitaine René Thorel,

    - Reims, la ville martyre,

    - la montagne de la mort en Alsace, le Hartmannwillerkopf,

    - le village martyre de Gerbeviller, en Lorraine,

    Les femmes sont partout, anonymes et invisibles, comme les demoiselles de Vertus, à la ferme de la Magdeleine (près de Verdun) ou bien Emilienne Moreau, héroïne de Loos….

    Un héroisme tranquille

    Les conditions de vie des civils pendant la guerre 14-18

     La parisienne durant la guerre

    Un héroisme tranquille

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  • L'engagement des femmes pendant la guerre

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  • En France, la Femme a gardé son image de fragilité et de douceur ; pour témoin, Lou (Louise de Colligny-Chatillon) devenue « muse » d’Appolinaire, poète et soldat, tombé amoureux fou d’elle.

    Et pourtant….

    - La baronne Bertha VON SUTTNER, à l’origine de la Légion d’Honneur, va mener le combat de la paix,

    - Marie MANVINGT, pilote d’avion, participe aux combats aériens déguisée en homme ; exceptionnelle sportive, elle met ses qualités au service de la Nation ; elle est « la fianciée du Danger »,

    - Hélène DUTRIEU, obtient le 1er brevet d’aviation en Belgique ; elle restera malgré tout cantonnée dans un rôle d’infirmière,

    Si en Europe, les femmes sont victimes de la ségrégation masculine, les choses sont bien différentes dans la Russie tsariste : Lyubov GOLANCHIKOVA et la princesse DOLGOROUKAÎA ont l’opportunité de faire valoir leurs compétences d’aviatrices.

    - Maria BOCHKAVFRA (surnommée Yashka), à la tête du bataillon de la mort, unité militaire de 300 femmes, en uniforme russe et la tête rasée,

    - Marie CURIE, femme d’action, s’impose sur le front avec ses « petites curies », ambulances radiologiques qu’elle a mise au point et qui secondent les chirurgiens militaires,

    Des femmes pionnières tombées dans l'anonymat

     

    - Jeanne MACHEREZ, simple présidente du Comité Local de l’Association des Dames Françaises, s’autoproclame « maire de Soissons » pour sauver sa ville des Allemands ; fondatrice de « la Goutte de lait » association qui vient au secours des nourrissons et leurs mères, Jeanne ne ménage pas sa peine.

    Beaucoup de femmes suivront son exemple ; notons qu’à la fin de la guerre, elles reprendront leur place de mères, d’épouses, de sœurs, de fiancées, prouvant ainsi leur totale aptitude politique à gouverner une ville « à feux et à sang ».

    - Agatha CHRISTIE, infirmière bénévole, puis assistante-chimiste et diplomée de pharmacie, a acquis des compétences en expertise médicamenteuse (drogues et poison compris) en participant à l’effort de guerre.

    Des femmes pionnières tombées dans l'anonymat

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  • Si nos soldats ont vécu les pires atrocités sur le front, les femmes, dit « le sexe faible » ont également participé à l’effort de guerre, au prix de dures souffrances, voire au prix de leur vie ou celles des siens.

    Il fallait bien que DES femmes racontent l’histoire d’autres femmes :

    - Edith WHARTON, en mission reportage à Verdun, mission par pur altruisme ;

    - COLETTE, journaliste et chroniqueuse de guerre ; « les heures longues » est un recueil composé d'articles publiés pendant la Première Guerre mondiale, d'août 1914 à novembre 1917 ;

    - Anais NIN, et ses journaux intimes qu’elle tiendra toute sa vie ; étonnant journal d’enfance de 1914 à 1920, « de la découverte au jour le jour d'un être qui ne peut pas vivre sans se confier, qui se réfugie dans ce journal et se sauve par là d'une détresse qui eût pu la briser »,

    - Françoise DOLTO, connue à l’époque sous le nom de Françoise MARETTE, relatant ses souvenirs d’enfance dans « Enfances » se souvenant passer son temps à tricoter des cache-nez pour les Poilus ;

    - Marcelle LEROUGE, et ses cahiers d’école,

    - Louise WEISS, après avoir servi durant la guerre comme infirmière, elle militera activement pour le vote des femmes ;

    - Simone de BEAUVOIR qui traverse la guerre avec sérénité dans son autobiographie « Mémoire d’une jeune fille rangée ».

    .... des inconnues qui ont laissé des messages de leur passage, des inconnues devenues célébres... et puis toutes les inconnues.

    Histoires de femmes durant la Grande GuerreHistoires de femmes durant la Grande Guerre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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