• Bibliographie & Filmographie

    « Chercher ses racines, c'est au fond se chercher soi-même : qui suis-je ? Quels sont les ancêtres qui m'ont fait tel que je suis ? Des noms d'abord, des dates, quelques photos jaunies ou, avec plus de chance, un testament, une lettre. »

    Claude LEVI-STRAUSS

     

    « Les gens s'intéressent à leur passé parce que la seule chose à laquelle ils peuvent se raccrocher aujourd'hui, c'est leur famille. Pas la famille nucléaire, qui est elle-même éclatée, mais leurs ancêtres, c'est-à-dire ce qui ne leur fera jamais défaut. Ils se raccrochent aux branches.... de leur arbre généalogique ».

    Anne Ancelin-SCHUTENBERGER

    BIBLIOGRAPHIE ET FILMOGRAPHIE

  • Les cigognes savaient1990, Généalogie en terre alsacienne.

    Au décès de sa mère Louise, Clémence lui a fait une promesse : éclaircir les zones d’ombre qui planent sur les circonstances de la mort énigmatique d'une de ses tantes, à Muhlzwiller, sur les bords de l'Ill. Pour cela, Clémence acquière la maison voisine de l'ancienne demeure familiale ; elle décide de la restaurer et de s’y installer. Mais un jour, elle tombe sur de vieilles lettres : consternations ? Interrogations ? Jusqu'où secrets de famille, amours interdits, drames de la guerre, héritages, ont-ils pu s'entremêler et conduire au destin tragique des siens… Rien n’arrêtera Clémence, prête à braver tous les dangers pourvu qu’elle découvre la vérité.

    Dès le début du livre, le décor est planté…

     

    Les cigognes savaient

    Les cigognes savaient

    Les cigognes savaient

    Ce roman régional nous transporte dans les terres d’Alsace ; j’ai particulièrement apprécié ces longs passages didactiques sur la culture alsacienne, chère à mon cœur. Il faut dire qu’Oberhaslach (berceau de la famille Deiber) appartient à cette même région…. J’ai donc pu aisément imaginer le décor....

    Les cigognes savaient

    ...et m’enrichir de cette culture, ses meubles typiques, ses légendes, ses recettes régionales….

     

     *

    Glossaire alsacien :

    • un Djockel : un idiot
    • le costume folklorique : dans le costume traditionnel alsacien, les jeunes filles catholiques portent une jupe rouge et les protestantes une jupe verte 
    • Getafel : revêtement de bois intérieur
    • Gott Verdammi ! Nom de Dieu !
    • L’Intérieur : en Alsace, la France sans l’Alsace est nommée « l’intérieur »
    • le Kacheloffe : poêle en faïence
    • les Knefs : gnocchis de pommes de terre
    • un Kostbeutel : « sac à nourriture » - cette expression remonte à Napoléon III, dont les armées ont stationné en Alsace en 1870 ; la population fut tenue de les nourrir ; ces soldats n’avaient qu’un défaut : ils étaient affamés ; rien ne les rassasiait au grand désespoir des paysans qui voyaient se vider leurs réserves ; les villageois baptisèrent donc « kosbeutel » les soldats de Napoléon III
    • un Lüser : un galopinLes cigognes savaient
    • le Messti : fête populaire
    • un Moïse : un berceau alsac
    • des Quatsch : des balivernes
    • Rosenmonat : mois de juin, mois de roses
    • une Schieffala : épaule de porc salée et fumée
    • le Schopf : hangar
    • la Stube : pièce à vivre, petit salon
    • la Wassertor : écluse

     

     

    Pour en savoir plus :Les cigognes savaient

    L’architecture vernaculaire

    Un Kachelofe (Wikipedia)

    Musées de la ville de Strasbourg

    Architecture en Alsace

    La maison alsacienne

    Lire et comprendre la maison alsacienne

    La maison rurale alsacienne

    La tradition du messti et de ses conscrits

    La Petite France (Strasbourg)

    La résistance des Alsaciens

     

    Les cigognes savaient

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  • Le secret du Docteur Lescat1893, en bas Armagnac landais. Solitaire, républicain, Germain Lescat est médecin près de Labastide-d'Armagnac ; il se préoccupe du seul salut de ses patients et de la distillation à venir de ses vignobles. Il en oublierait presque ses trois enfants : Charles « le bon sauvage ripailleur » devenu soldat, Julien « l’ascète ténébreux » interne à l’Ecole de Médecine de Bordeaux et Quitterie, la petite dernière, boitillant suite à un rhumatisme scarlatin.

    La découverte d'une sordide affaire d’avortement le transporte dans son passé d'officier de santé lors des campagnes impériales, au travers d’une jeunesse ténébreuse enfouie au fond de sa mémoire.

    « Le sorcier de Labastide » a décidément bien du mal à se débarrasser de cette « indéracinable culpabilité », endossant la peau d’un enfant victime des agissements du Chorra.

    Quel est le devenir de ce médecin de campagne avec sa « pauvre science de paysan, ses poudres sans effet et son vocabulaire d’assistance » face à cette « aristocratie de reîtres emmaillotés dans leurs blouses blanches, nommés pour la vie, qu’ils eussent le génie d’un Calmette ou la morgue sinistre d’un Charron ? »

    Pour en savoir plus :

    Maisons landaises : histoire et traditions (AD 40)Le secret du Docteur Lescat

    Compter les morts de Crimée : un tournant sur l'identité professionnelle des médecins de l'armée française (1865-1882)

    Expérimenter la santé des grands nombres : les hygiénistes militaires et l’armée française, 1850-1914

    Le « pouvoir d'une description bien faite » : Charcot et Huysmans

    La lutte contre l’opium

    Invention de la syphilis

    Syphilis, syphilitiques et syphiligraphes dans les hôpitaux de l’Assistance publique

    Syphilis et santé publique (BNF)

    Une spécialisation impossible : l'émergence et les limites de la médicalisation de la lutte antialcoolique en France (1850 – 1940)

    De la révolution thérapeutique au péril médico-social

    De l'Hygiène publique à l'éducation sanitaire

    Le secret du Docteur Lescat

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  • Le voyage de CilkaNul ne peut avoir un cœur aussi sec et ne pas verser de larmes à la lecture du Tatoueur d’Auschwitz, et peut être pas que des larmes, mais surtout des hauts de coeur... Cilka y fait quelques brèves apparitions, mais c’est dans cette deuxième histoire, qu’elle nous livre son calvaire.

    La jeune slovaque Cilka Klein n'a que 16 ans lorsqu'elle est déportée à Birkenau et que le commandant du camp la remarque très vite. Elle est alors mise à l'écart des autres prisonnières sans que ses compagnes détenues ne sachent réellement ce qu’il adviendra d’elle, même si au fond d’elles mêmes, elles savent déjà…

    À la Libération, Cilka est condamnée pour faits de collaboration, de prostitution et envoyée dans un camp de Sibérie, le goulag de Vorkouta pour une peine de 15 ans ; c'est alors un deuxième enfer qui commence pour elle.

    Mais coûte que coûte, elle subsistera, elle sait qu’elle en a la force : « ce feu en elle lui permet de persévérer. Mais c’est aussi une malédiction. Grâce à lui, on la remarque. Elle doit le contenir, le contrôler, le diriger. Pour survivre » …. malgré les humiliations, les coups, les viols collectifs...

    Une doctoresse Yelena Georgiyevna lui offre l’opportunité de travailler avec elle à l’hôpital du goulag ; Cilka y voit une nouvelle raison de vivre et d’aider ses camarades de camp.

    Malgré quelques personnages fictifs, cette histoire est tirée de faits hélas biens réels. Cilka a véritablement existé et, à la fin de son livre, l’auteure Heather Morris explique sa démarche de recherche.

    Pour en savoir plus :

    Au fin fond de la Sibérie, le goulag (France Culture)

    Le goulag, une histoire soviétique (Arte)

    Vorkouta, son charbon et ses fantômes

    Nés en plein chaos - Ça commence aujourd'hui

    Le voyage de Cilka

     

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  • Le fort de RomainvilleLa Seine Saint Denis, attenant à la capitale avait une urbanisation moins dense, mais dès le XIXème siècle, des établissements industriels s’y sont implantés, utilisant les vastes espaces agricoles non bâtis. L’armée y a également créé des casernements de groupes et notamment le fort de Romainville.

    A l’ère industrielle, les populations des territoires environnants s’installent en périphérie de Paris, accentuant ainsi la démographie entre les deux guerres.

    L’Occupation va promouvoir les voies de communication, routes et voies ferrées, en lien avec l’Allemagne, et de ce fait, faciliter les échanges.

    Dès juin 1940, le fort est transformé en « haftlager », camp de détention. Qu’ils soient édifices, locaux, terrains, tout est sujet d’étude. Cet ouvrage s’articule autour de 3 parties :

    • une visite historique, « une approche documentée du site pour comprendre pourquoi et comment il fut transformé en camp de rétention et pour quels types de détenus »,
    • les inscriptions murales, qui « résument humblement tout ce que l’on sait d’un individu dont le trajet est dès lors indissociable de son passage au fort de Romainville »,
    • le catalogue photographique, mené par les AD93.

    Le fort de Romainville

    1/ Enceinte et bastions du fort

    Le projet défensif remonte très certainement à la loi du 3 avril 1841 qui préconisait la construction d’une ceinture de forts militaires autour de Paris ; il en fut de même pour le fort d’Aubervilliers, le fort de Noisy et le fort de Rosny.

    L’ensemble forme un quadralitère irrégulier de 5 ha intra-muros. La guerre de 1870 mettra en lumière l’inefficacité de ce système défensif : le fort demeurera toutefois un site militaire et les Allemands s’installeront dès le 14 juin 1940 alors que :

    • le MBF (Militärbefehls-haber) s’installe à l’hôtel Majestic, rue Dumont d’Urvill
    • l’Abwehr (service allemand de contre-espionnage) occupe le Lutetia, boulevard Raspail,
    • l’ambassade d’Allemagne prend ses quartiers rue de Lille
    • les services de la Sipo-SD (Siche-rheitspolizei une Siche heitsdienst, police de sûreté et service de sécurité du parti nazi « la Gestapo ») s’installe rue Foche.

    Le fort de Romainville

    2/ Entrée du fort

    Le fort est entouré de murs et fossés profonds ; passé le pont levis, on arrive aux bâtiments de l’administration allemande.

    3/ Bâtiments de l’administration du camp avec sa cour et son espace de circulation

    C’est en quelque sorte le QG de la « Kommandatur » où se déroulent toutes les formalités administratives des détenus.

    Un ensemble d’archives a permis de retracer au plus près l’histoire des internements à Romainville ; nous avons tous connaissance de la « rigueur » allemande et les « deux cahiers reliés de toile noire où sont inscrits à l’encre les noms de tous les détenus passés par le fort » sont unLe fort de Romainville surprenant témoignage de cet état.

    4/ Logement de la garnison allemande

    Il semble que le lieutenant allemand Bickenbach (Oberleutnant) devenu ensuite capitaine (hauptmann) ait toujours disposé du même adjoint tout au long de l’occupation du fort : le « sonderfuhrer » Paul Trappe ; à la Libération, les deux hommes n’ont jamais été retrouvés….

    5/ Voies de circulation pour l’arrivée et le départ des détenus

    Des milliers de détenus ont marché dans cette cour, arrêtés pour avoir agi contre le Reich et ses intérêt, « ayant mis en danger le maintien de l’ordre et la sécurité ».

    A dater de 1942, de nombreux otages sont susceptibles d’être exécutés en cas d’attentats (les fusillés du Mont Valérien) et à partir de 1944, les détenus sont essentiellement des femmes.

    Si le fort de Romainville est au début un centre de rétention administrative, un « haftlager, » il devient très vite un « fronstalag » pour les prisonniers de guerre et surtout un camp de détention pour les ressortissants étrangers de pays en guerre contre le Reich.

    Du printemps 1943 jusqu’à la Libération, ce fort va devenir un camp de transit. Avec le camp de Compiègne-Royallieu, le fort de Romainville devient un point central d’organisation de départ vers les camps de concentration, du fait de leur proximité avec les gares du Nord, de l’Est, de Pantin et Le fort de Romainvillede Bercy (quais aux bestiaux).

    A partir de 1944, le fort devient LE camp de départ des déportées-femmes vers Ravensbruck. Compiègne n’est alors utilisé que pour le transit des hommes.

    6/ Les zones de détention : le bâtiment central (a), la cour (b), les casemates © et l’infirmerie (d)

    Deux types de détention coexistent :

    • les « non isolés » qui peuvent circuler dans la cour et avoir des contacts écrits avec l’extérieur,
    • les « isolés » qui ne sont autorisés qu’à de courtes promenades, ni courrier, ni colis.

    Les casemates jouent un rôle de sas d’entrée et de sortie. Toutefois, elles peuvent servir de lieu de détention permanente pour les détenus considérés dangereux.

    7/ La lingerie (desinfektion) rebaptisée « le carré des fusillés »

    Le 20 août 1944, alors que les Français se battent pour la Libération et que les Allemands fuient enfin notre territoire, onze détenus sont massacrés et mutilés….

    *

    Je vous invite à lire ce merveilleux ouvrage dont les graffitis ne peuvent se résumer… J’en suis sûre, il ne pourra vous laisser insensible...

    Pour en savoir plus :

    Wikipedia

    Fort dit « de Romainville »

    Publications (AD 93)

    Les fortifications de Paris

    La réddition de l’hôtel Majestic

    L’hôtel Lutetia et sa réquisition

    Le Militärbefehlshaber in Frankreich: les transformations de la mémoire savante

    Le sort de 1.421 criminels nazis, complices et collaborateurs 

    Le charnier du Fort de Romainville

    Le Maitron

    La Libération de Paris (2) : "Tous aux barricades !"

    Le fort de Romainville, un camp allemand en France (1940-1944)

    La mémoire des murs

    Le fort de Romainville

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  • La poussière des corons1900, dans un petit village du Pas-de-Calais. Madeleine, fille d'une famille de mineurs, retrace son quotidien au cœur du coron où elle réside. La mort et la souffrance sont présents tout au long de son récit ; par moments, elle se croit enfin heureuse, mais la mine la rappelle toujours à son bon souvenir et lui apporte son lot de malheurs.

    Dans un style clair mais émouvant, elle raconte ses angoisses et ses peurs ; tout commence lorsqu’elle voit son père pleurer lors de la catastrophe de 1906 ; « cette scène me fit prendre conscience que mon père, que je croyais fort et invulnérable, pouvait être aussi faible qu’un petit enfant. Cela éveilla en moi une insécurité, une méfiance vis à vis du monde extérieur ».

    Les mineurs forment une grande famille ; la solidarité sans contre-partie est de rigueur face à l’adversité, une adversité qui ne manque pas : les coups de grisou, les horreurs de la guerre où chaque « femme du coron avait un frère, un père ou un mari au front », la faim, les terribles grèves, la grippe espagnole, la grande précarité, les expulsions manu militari, le despotisme de la Compagnie des mines, puis la terreur et l'oppression des Boches….La poussière des corons

    Mais les mineurs sont si soudés qu’il est impossible de sortir de sa condition, sous peine d’être traité de « vendus ! ». Madeleine aime la lecture où elle se réfugie ; elle aurait souhaité devenir « institutrice » mais « mon devoir était de rester auprès de mes parents, de les aider et non de chercher à m’élever au-dessus d’eux (…) j’étais imprégnée par le milieu dans lequel je vivais et inconsciemment j’en subissais l’influence ».

    Bien que titulaire de son certificat d’études, Madeleine, sans réel choix, deviendra « couturière », comme sa mère.

    La poussière des coronsElle sait que certains petits garçons, moins chanceux, entre à la mine dès onze ou douze ans, « au criblage » pour trier le charbon ou comme galibot. « Dans une famille, dès qu’un garçon a quatorze ans, le garde des mines vient le recruter. Si le garçon refuse, la Compagnie licencie son père, ses frères, toute la famille si besoin est ». La famille doit alors quitter le coron...

    Alors, sans jamais se plaindre, Madeleine suivra les traces de la plupart des femmes de mineurs : préparer les repas (et le briquet !), s’occuper des enfants et de la maison, laver (batteuse), repasser, coudre ; elle a « découvert très tôt la difficulté de rendre propres des vêtements incrustés de poussière de charbon. Les loques de fosse de mon père, le pantalon, la chemise, la blouse avec lesquels il travaillait, transformaient instantanément l’eau dans laquelle on les plongeait en une sorte d’encre noir intense ».

    Très tôt également, elle dut apprendre à utiliser la machine à coudre : « la douleur qui irradiait le long de mon dos toujours courbé et de ma jambe droite, celle qui actionnait la pédale, me devint familière ».La poussière des corons

    Mais Madeleine ne rechigne jamais ; elle sait que son travail est moins pénible que celui du mineur de fond, « une vie basée sur un labeur incessant et la sueur quotidienne ».

    Pourrait-elle envisager de vivre autre part, malgré tous les malheurs...« Je savais que ma souffrance était là, tapie comme une bête prête à bondir, et qu’elle allait me déchirer, me lacérer sans pitié »…

    Pourrait-elle partir loin du coron et des gens qu’elle aimait, malgré la peur des mères quand dès quatorze ans les garçons descendent dans la mine, quand la sirène sonne à l’annonce d’un accident souvent meurtrier, et qu'au fond il y a des pères, des frères, des maris qui risquent tous les jours leur vie….. quant on ne connaît que ça….

    La poussière des coronsPour en savoir plus :

    Galibot à 8 ans !

    La catastrophe de Courrières (AD 62)

    Courrières : il y a 110 ans, la catastrophe minière la plus meurtrière d'Europe

    La vie politique et syndicale après la catastrophe de Courrières

    C'est le Nord - La Cité des électriciens (Bruay-la-Buissière)

    Présentation d'Augustin Viseux à propos de Mineur de fond

     Archives audiovisuelles de la ville de Lens

    L’habitat minier

    Grande Guerre : quand le nord de la France vivait à l'heure allemande

    Paysage minier (Henin Liétard)

    Les grèves de 36 (INA)

    Les grèves de mai-juin 1936 revisitées (Cairn)

    La poussière des corons

    Les trois âges de la mine

    Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial

    Les corons et les mineurs de fond (en images)

    la mine en œuvre 1890 — 1990

    Le blog de Miely

    La bataille du charbon : le prix à payer

    LA BATAILLE DU CHARBON 1944 1948

    Michel Piccoli dans Le point du jour (1949) de Louis Daquin

    Les luttes sociales en France (1/3) Les mineurs au 19e siècle

    Les luttes sociales en France (2/3) Le roman Germinal, miroir de la lutte sociale des mineurs

    Line Dariel, Simons - Les carottes sont re-cuites

    La poussière des corons

     

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  • Le bois et la source1920, le petit village de Bussières, au cœur des campagnes limousines. Elena, la belle « Indienne » péruvienne, suscite à la fois passion, interrogation voire suspicion. Herboriste ou... sorcière ?

    Lucien Crozant, veuf de cinquante ans, à force de travail et de pugnacité, a réussi à rendre prospère son commerce de bois au cœur du pays des feuillardiers. Si le plus jeune de ses deux enfants se destine à la restauration, il a formé Jacques, son fils aîné, à sa succession. Mais le mariage de ce dernier avec Elena bouleverse tout.

    Répudiée, puis veuve et isolée, Elena n’aura pas le loisir de s’apitoyer sur son sort : son incroyable détermination, l’amour qu’elle porte à son enfant, sa science des plantes, mais aussi le secours d’Yvette, la boulangère et « accoucheuse » l’aideront à concrétiser un ambitieux projet.

    Ce que j’apprécie dans ces romans régionaux, c’est la Grande Histoire qui pointe son nez derrière la petite histoire souvent romanesque ; on y trouve toujours quelques références au quotidien de nos aïeux : l’âge de la majorité, le divorce ou le temps du deuil, mais surtout – et c’est ce qui m’intéresse le plus ! - la condition des femmes et leur formidable solidarité.

    Et c’est toujours l’occasion pour moi de faire des recherches complémentaires qui m’aident à mieux connaître et comprendre mes ancêtres.

    On aurait pu croire qu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, les femmes auraient gardé les quelques avancés glanées au fil des années ; au retour des hommes du front, la plupart ont du reprendre leur place au soin de leur foyer. C’était mal les connaître !

    Pour en savoir plus :Le bois et la source

    Quand le divorce était interdit (Ministère de la Justice)

    L’âge de la majorité

    Remarques sur le statut juridique de la femme au xixe siècle

    L’adultère au XIXècle siècle

    L’émancipation des femmes

    Femmes, genre et mouvement ouvrier en France aux XIXe et XXe siècles : bilan et perspectives de recherche

    Titiou Lecoq - Le combat féministe se gagne-t-il dans le panier de linge sale ?

    Le bois et la source

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  • Une vie« L’humble vérité » est le 1er roman de Guy de Maupassant, paru tout d’abord en feuilleton dans le journal Gil Blas en 1883, puis en livre la même année.

    Ce roman est une peinture remarquable des mœurs provinciales de la société normande du XIXème siècle ; nous sommes nombreux à l’avoir étudié lors de nos études, ainsi que le très célèbre « Madame Bovary » de Flaubert. L’Emma de Flaubert se veut aussi réaliste que « la Jeanne » de Maupassant.

    A la lecture d’un article de Retronews, j’ai eu envie de relire cette histoire et de partager l’article « Le grand texte de Maupassant sur l’infanticide ».

    *

    En 1886, Maupassant publie dans Gil Blas un texte bouleversant, à la frontière entre reportage et nouvelle, dont le sujet est tristement banal au XIXe siècle : l’infanticide.

    Une vie ou l'Humble véritéAinsi débute le texte à la lisière entre la nouvelle et le reportage que publie Guy de Maupassant en 1886 dans le journal Gil Blas.

    Comme nombre de ses contemporains, l'écrivain est marqué par l’actualité de l'époque qui met régulièrement sur le devant de la scène médiatique des cas d’infanticides. Le profil type de l'accusée est net : il s'agit d'une femme jeune, seule et, bien souvent, domestique dans une maison bourgeoise. Maupassant s’était d’ailleurs déjà inspiré de ce thème de la servante enceinte et abandonnée dans son roman Une vie

    Entre 1870 et 1890, le nombre d'infanticides relayés par la presse est impressionnant et en constante augmentation. En 1886, Maupassant publie dans Gil Blas un texte bouleversant, à la frontière entre reportage et nouvelle, dont le sujet est tristement banal au XIXe siècle : l’infanticide.

    Une vie ou l'Humble vérité

    En 1878, Le Bien Public rapporte ainsi :

    « On poursuit, année moyenne, près de deux cents infanticides par an ; mais on serait loin du compte si on croyait connaître par là le nombre des crimes de cet ordre qui se commettent chaque année.

    Un calcul sûr permet de les évaluer à deux ou trois mille au moins, et plus vraisemblablement à quatre ou cinq mille.

    On voit combien, malgré leur zèle intempérant, les magistrats sont loin d’atteindre tous les coupables. Il y a mieux : le nombre des poursuites pour infanticide augmente progressivement. Il est de 200 aujourd’hui ; il n’était que de 150 il y a quelque vingt ans.  »

    En 1884, deux ans avant la parution de Rosalie PrudentLe Petit Troyen dresse ce même terrible constat :

    « Il n’y a pas de mois où la chronique des tribunaux ne contienne les débats d’un procès en infanticide, il n’y a pas de semaine où l’on ne trouve abandonné sur la voie publique un enfant qui a eu à peine le temps de naître, et qui est déjà en train de mourir. »

    Une vie ou l'Humble véritéSi les cas d'infanticides sont donc largement documentés, les causes de ce sinistre phénomène de société ne sont pour autant que peu étudiées. Maupassant, lui, loin de s’en tenir à l’acte tristement banal, met en lumière les conditions sociales et la misère qui ont conduit Rosalie à commettre l'irréparable : 

    « La perquisition faite dans la chambre de la fille Prudent avait amené la découverte d'un trousseau d'enfant complet, fait par Rosalie elle-même, qui avait passé ses nuits à le couper et à le coudre pendant trois mois. [...]

    La coupable, une belle grande fille de Basse-Normandie, assez instruite pour son état, pleurait sans cesse et ne répondait rien. On en était réduit à croire qu'elle avait accompli cet acte barbare dans un moment de désespoir et de folie puisque tout indiquait qu'elle avait espéré garder et élever son fils. »

    Ses maîtres ? « Ils ne plaisantaient pas sur la morale », ironise Maupassant, qui se plaît à les dépeindre dans toute leur morgue bourgeoise :  

    « Ils étaient là, assistant aux assises, l'homme et la femme, petits rentiers de province, exaspérés contre cette traînée qui avait souillé leur maison.

    Ils auraient voulu la voir guillotiner tout de suite, sans jugement, et ils l'accablaient de dépositions haineuses devenues dans leur bouche des accusations. »

    Ce que le lecteur apprend en même temps que le tribunal devant lequel comparaît l'accusée, c’est que la jeune femme était enceinte du neveu du maître des lieux, un sous-officier venu passer son congé estival chez son oncle. 

    Et voilà que, blessée par la hargne de ses employeurs, Rosalie se met brusquement à « parler avec abondance, soulageant son cœur fermé, son pauvre cœur solitaire et broyé, vidant son chagrin, tout son chagrin maintenant devant ces hommes sévères qu'elle avait pris jusque-là pour des ennemis et des juges inflexibles » : 

    « C'est arrivé plus tôt que je n'aurais cru. Ça m'a pris dans ma cuisine, comme j'finissais ma vaisselle.

    M. et Mme Varambot dormaient déjà ; donc je monte, pas sans peine, en me tirant à la rampe ; et je m'couche par terre, sur le carreau, pour n'point gâter mon lit. Ça a duré p't-être une heure, p't-être deux, p't-être trois ; je ne sais point tant ça me faisait mal ; et puis, comme je l'poussais d'toute ma force, j'ai senti qu'il sortait, et je l'ai ramassé. [...]

    J'en ai tombé sur les genoux, puis sur le dos, par terre ; et v'là que ça me reprend, p't-être une heure encore, p't-être deux, là toute seule, et puis qu'il en sort un autre, un autre p'tit, deux, oui, deux, comme ça ! 

    Je l'ai pris comme le premier, et puis je l'ai mis sur le lit, côte à côte. Deux. Est-ce possible, dites ? Deux enfants ! Moi qui gagne vingt francs par mois ! Dites, est-ce possible ? Un, oui, ça s'peut, en se privant, mais pas deux ! Ça m'a tourné la tête. Est-ce que je sais, moi ? J'pouvais t-il choisir, dites ?

    Est-ce que je sais ! Je me suis vue à la fin de mes jours ! J'ai mis l'oreiller d'sus, sans savoir. Je n' pouvais pas en garder deux, et je m'suis couchée d'sus encore. »

     *

    Deuils, adultères, fausse couche, ruine, exil...Que s'est-il passé ? Une destinée racontée avec un cruel réalisme et un style limpide : une femme victime de son éducation, de ses rêves, et surtout, insuffisamment armée pour parer aux coups durs de l'existence.

    Pour en savoir plus :

    Le journal Gil Blas

    La vie des femmes domestiques

    La domesticité au 19è et début du 20ème siècle

    Histoire des femmes

    Le rôle des domestiques

    Les gens de maison

    Une vie ou l'Humble vérité

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  • Le charpentier du paradisÀ la fin XIXe siècle, dans un village du Cantal du nom de Boisset ; nous sommes en 1897, puisque l’on apprend que le Bazar de la Charité à Paris a brûlé.

    Martin BAYEROLS, jeune charpentier de 18 ans, décide de devenir compagnon du devoir. Avant son départ pour le tour de France du compagnonnage d’une durée de deux ans, il promet à sa « fiancée » Bérangère, tout juste 17 ans, de l’épouser à son retour ; le jeune couple se donne l’un à l’autre, avec passion, se jurant fidélité.

    Bérangère SAINTORGE repart pour la capitale car depuis que ses parents s’y sont installés comme restaurateurs à l’Assiette Ronde, elle ne revient plus aux « Églantiers » que pour les vacances d’été en séjournant chez ses grand-parents.

    Mais ce projet de mariage ne plaît pas aux parents de Bérangère qui avaient projeté une vie meilleure pour leur fille unique. La grossesse de Bérangère ne va pas leur facilité la tâche...

    L’auteur de ce roman régional, Antonin Malroux, décrit une histoire simple mais ô combien émouvante et habituelle de nos campagnes. (et pas que dans nos campagnes d’ailleurs!). On y retrouve les travaux des champs rythmés sur les saisons, la vie des vieux auvergnats, les commérages des villageois… 

    Le charpentier du paradisOn entraperçoit l’accoucheuse qui intervient lorsque le médecin est occupé auprès d’une autre famille ; il est question des filles-mères trop longtemps montrés du doigt, de l’ondoiement qui assure une place au paradis… et bien sûr des auvergnats qui « montent à la capitale » pour tenter leur chance et avoir un meilleur avenir, comme les parents de Bérangère.

    Il est dit que l’Auvergnat est radin, mais si l’on en croit la chanson de Brassens il est accueillant et chaleureux :

    « Toi, l'Auvergnat qui, sans façon
    M'as donné quatre bouts de bois
    Quand dans ma vie il faisait froid
    Toi qui m'as donné du feu quand
    Les croquantes et les croquants
    Tous les gens bien intentionnés
    M'avaient fermé la porte au ne
    z »

    Cette histoire est une petite parenthèse de douceur dans notre monde de brutes...

    Le charpentier du paradisPour en savoir plus :

    Les compagnons du devoir (Retronews)

    Origines historiques du compagnonnage (Wikipedia)

    Paris – visite du musée du compagnonnage

    Musée du compagnonnage de Tours

    Réflexions sur les migrations des ouvriers et artisans originaires du Massif Central

    Aspects de l'émigration temporaire et saisonnière en Auvergne à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle

    Le Bougnat ou Auvergnat de Paris

    La photographie, source pour l’étude du renouveau des charpentiers au XXe siècle

    Le charpentier du paradis

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  • Le voyageur des Bois d'en Haut1860, dans le petit village de Gentioux, dans la Creuse.

    A seize ans, le jeune Camille Neuvialle part travailler à Lyon, rejoignant d'autres paysans creusois qui s'en vont pour « limousiner », usant de leurs bras et de leurs forces pour bâtir des édifices. Il poursuivra sa route sur les traces de son père Pierre, prétendu mort, en quête de vérité sur la double vie et le passé de ce dernier...

    Avec en tête la figure absente de son père, ouvrier aux mains d'or mais à la réputation ambiguë, Camille veut connaître la ville de Lyon, où Pierre s’est abîmé quatre ans plus tôt, dans la grande crue du Rhône de 1856.

    Camille travaille dur : onze heures par jour, à grimper et dévaler des échelles, le panier d'osier rempli à ras bord de mâchefer sur les épaules, à servir les maçons et les tailleurs de pierre. Très rapidement, il apprend que son père ne serait pas mort, mais « envolé » sur les routes au bras d'une belle Italienne.

    Après avoir reproduit les gestes de son père, c'est « l'autre vie » de ce dernier que Camille va reconstituer dans une itinérance émaillée de rencontres, d'apprentissages, jusqu'à la frontière italienne…

    L'auteur fait revivre l'émigration saisonnière « des maçons de la Creuse », qui a duré plusieurs siècles et façonné le destin de populations rurales vivant notamment en Limousin.

    Pour en savoir plus :

    Lyon : histoire de la Guillotière, de ses origines à la gentrification

    Les inondations de Lyon en mai 1856

    La grande rue de la Guillotière. Etude géographique d'une voie lyonnaise

    Les agriculteurs « migrants » en Creuse

    L'émigration des « maçons creusois » avant le XIXe siècle

    « Les maçons de la Creuse » Des origines à la fin du XVIIIe siècle

    Le voyageur des Bois d'en Haut

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  • La maison du feuillardier1922, Dournazac, petit village du Limousin. La Première Guerre mondiale est terminée mais Léon Chalard, un feuillardier réputé, garde encore sur son bras les stigmates des terribles combats. IL aurait pu finir tranquillement ses jours auprès de son épouse Lucienne, mais des évènements viennent tout chambouler….

    Ce roman régional dresse une jolie galerie de portraits :

    • Léon, le feuillardier, un robuste et honnête homme, qui m’a fait découvrir ce métier ancestral,
    • Lucienne, son épouse, éprise de liberté, mais la femme du 19ème ne peut vivre librement… sans homme,
    • le père Maillard, le rebouteux, un personnage incontournable dans le village, au même titre que le facteur,
    • l’ami Jules, le menuisier, vieux garçon à la recherche d’une âme sœur,
    • le cafetier Dubreuil, qui cache aussi quelques secrets,
    • les autres feuillardiers, qui revendiquent leurs conditions de travail et des salaires insignifiants,
    • la famille Duroy, modèle d’une bourgeoisie, inatteignable,
    • Rose, une jeune serveuse, qui cherche à fuir Roger, un amant violent,
    • et puis bien sûr le notaire, et  monsieur Vérat, ancien conservateur des monuments historiques.

     *

    Ce récit m’évoque immanquablement la condition de la Femme…

    On pourrait croire que la Révolution et son principe de liberté-égalité apporterait une amélioration et un changement de statut dans la condition des femmes, mais il n’en est rien ! La femme est toujours placée sous l’autorité du père ou de son époux… Elle est considérée comme une enfant qui n’a pas toute sa maturité…

    Sous la IIIème République, la Première Guerre Mondiale leur laissera quelques libertés (si on peut parler de liberté !) celles de diriger, de travailler, d’être autonomes et de s’avérer indispensables au bon fonctionnement de l’économie, et surtout, d’être un incontournable maillon à l’effort de guerre.

    Après ces quelques années d’espoir et d’émancipation tant espérée, retour à la case Départ ! La plupart des femmes retournent à leur fourneau et à l’éducation des enfants…. Je pense aux femmes de ma famille, qui n’ont pas toutes eu accès à l’instruction – il fallait aller travailler – et qui ont dû, très rapidement, assumer le quotidien des ouvriers. Nous avons tous entendu : «  si tu veux manger, tu dois travailler ! » Les bouches inutiles n’avaient pas leur place dans la maison….

     *

    Pour en savoir plus :

    Les feuillardiers

    Metier d'antan feuillardier

    Wikipedia

    Tradition : au pays des derniers feuillardiers

    Les feuillardiers du Périgord-Limousin

    Evolution du rôle des femmes au XXème siècle

    Quelques réflexions pour l’étude de la condition féminine

    Les trois temps de l'emploi féminin : réalités et représentations

    La maison du feuillardier

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  • Les amants du silenceAprès l’armistice de novembre 1918, Marie MOULINIER désespère de recevoir des nouvelles de son mari. Pierre a quitté la ferme familiale d’Hostun, petite bourgade du Vercors lorsqu’il a été mobilisé au début de la guerre. Depuis, il n’a pas donné signe de vie et même le ministère de la Guerre est incapable de retrouver sa trace. C’est la débâche totale !

    Marie décide alors de se rendre sur la ligne de front, et coûte que coûte de retrouver le père de sa petite Pauline. C’est dans un hôpital de fortune, l’abbaye de Royaumont qu’elle retrouve Pierre. Traumatisé par une explosion, il est muet et a totalement perdu la mémoire.

    Pierre a tout oublié des « tranchées, des bombardements, de ma peur, des plongeons dans la boue, de la pluie, du froid, de la faim, de la vermine, de la crasse, de cette détresse que j’ai lu dans les journaux (….) ces épreuves m’ont détruit, elles ont saccagé mon cerveau. » La jeune femme le ramène dans leur maison, essayant de raviver ses souvenirs. Mais Pierre n’est plus « qu’un livre dont on a arraché les pages » ; le vide est dans sa tête.

    « La barbarie qu’il vivait était plus insupportable que nos cauchemars. Nous raisonnions comme des humains alors que cette boucherie avait depuis le début perdu toute humanité pour le soldat enterré vivant ».

    « Le silence, cela lui avait cruellement manqué dans l’enfer du Nord, quand les pilonnages couvraient les cris de douleur, les plaintes des soldats. »

    Jour après jour, Marie, la petite Pauline et les grands-parents vont essayer de raviver la mémoire de Pierre. Marie est toutefois persuadée que « la quiétude révèle ce qui se chuchote au plus profond de chacun. » Elle attend que « son Pierre » se réveille à la vie.

    Jusqu’au jour où une autre femme Jeanne PLAGNAT DE LALOUVESC, une ardéchoise, se présente à la ferme et affirme que Pierre est son mari...

    Pour en savoir plus :

    Les traumatisés des tranchées

    Blessures invisibles et morts vivants de la Grande Guerre

    Blessures invisibles et Grande Guerre ( Cycle de conférences – Musée des Armées)

    Blessés psychiques de la Grande guerre : cachez ce mal que l'on ne saurait voir

    Secrets d'Antan - Le mal de la guerre... L'obusite !

    De "l'obusite" au stress post-traumatique : comment les malades de la Grande Guerre ont fait avancer la psychiatrie

    Traumatismes de Guerre - OBUSITE et SHELL SHOCK

    Névroses et guerre (BCUSanté)

    Les amants du silence

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  • Retour à TinténiacAuray, 1905, petit village du Morbihan ; un inconnu, Adam Guillemot, accompagné de son enfant muette s’installe dans le manoir de Tinténiac. Son objectif : nuire au puissant baron de Saint-Victor.

    Vous savez très bien que je n’ai pu résister à l’envie de surfer sur le net pour y faire des recherches, me familiariser avec les lieux et mettre des images sur les noms des rues et des bourgs… C'est indispensable pour moi, quelque soit le livre que je commence.

    Ce roman évolue dans le quotidien des Penn-sardin, les ouvrières sardinières travaillant dans les conserveries, entre précarité et luttes des classes.

    Ma famille n’a aucune ascendance dans l’ouest, mais celle de mon conjoint a longtemps vécu dans la région de Lannion. C’est donc pour moi, une occasion de connaître un peu plus cette région, d’autant que je me suis attaquée à la réalisation de son arbre généalogique, côté maternel.

    Retour à Tinténiac

    Pour en savoir plus :

    Etymologie et histoire de Auray

    Les classes rurales en Bretagne (Gallica)

    L’écho du Finistère (Gallica)

    Les sardinières de Douarnenez : un symbole des luttes de classes

    Grève des sardinières (références en bas de page)

    Douarnenez, la ville de la sardines

    Retour sur la lutte des Penn Sardin, ces ouvrières bretonnes qui n'ont rien lâché

    Penn Sardin (le film)

    Une histoire populaire

    Généalogie dans le Morbihan

    Généalogie dans le Finistère

    Généalogie dans les Côtes d’Amor

    Généalogie dans l’Ille et Vilaine

    Retour à Tinténiac

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  • Une sorcière à la courParis 1678. Alors que Louis XIV mène grand train avec sa cour, alternant des séjours royaux entre son château de Saint-Germain-en-Laye et son palais de Versailles, Paris est infesté par des empoisonneuses œuvrant pour le diable ; si La Reynie, lieutenant général de police a su remettre de l’ordre et débarrasser la capitale de la Cour des Miracles – au moins en partie – de « de ses ruelles insalubres et puantes », le fonctionnaire devra démanteler les officines, punir les sorcières, et mettre à jour un complot dont le monarque pourrait être la victime.

    Outre l’Affaire des poisons qu’il se doit de mettre en exergue, La Reynie découvre que derrière des actes diaboliques se cache une plus grande violence encore, subie par les femmes, qui maintenues sous le joug d’un père, d’un frère ou d’un conjoint ne trouvent pas d’autres issues que le crime pour retrouver une certaine liberté….

    «  Si les hommes étaient plus aimants, ces prétendues sorcières n’existeraient pas. Ces malheureuses, que leurs époux battent, parfois jusqu’à la mort, n’est-il pas juste qu’elles cherchent à s’en défendre  ? C’est la condition dans laquelle notre société tient les femmes qui provoque de telles aberrations criminelles.  »

    L’auteur Philippe Madral, docteur en Histoire et chercheur au CNRS, nous entraîne dans une enquête admirablement diligentée au cœur d’un Paris violent et démoniaque, inhumain, mais terriblement réel.

    « Elles se livrent à toutes sortes de pratiques magiques pour préparer ces fameux filtres, et aussi des onguents ou des pommades contre les maux de ventre ou les douleurs de toutes sortes (…) possèdent des connaissances réelles en herboristerie, en anatomie et même en médecine. »Une sorcière à la cour

    Ce livre nous plonge dans le quotidien des femmes de l'époque du Roi Soleil....

    S’intéresser à l’Affaire des poisons, c’est, me semble t-il, s’intéresser aussi à la condition des femmes au 17ème siècle.

    Pour faire son arbre généalogique et comprendre nos ancêtres, il faut connaître la grande Histoire, mais aussi la « petite » histoire de nos familles et surtout appréhender le côté sociologique de nos aïeux.

    Point de jugement, simplement des faits et de la réflexion….

    A la lecture de ce livre, j'ai effectué de nombreuses recherches qui, je l'espère, pourront vous être utiles. Elles ne sont qu'une infime partie de ce que l'on peut trouver sur le web, et c'est peu dire ! 

    Pour en savoir plus :

    L’étrange histoire des poisonsUne sorcière à la cour

    La Brinvilliers

    Paris hors des sentiers battus

    Marquise BRINVILLERS poudre de succesion

    • Poudres de succession

    Définition et étimologie

    Encyclopédie universalis

    La Voisin, la sorcière mal-aimée

    • Le Chatelet de Paris

    Le Chatelet de Paris (Ministère de la Justice)

    Les « officiers de police » à Paris (milieu XVIIe-XVIIIe siècle)

    Paris au 17e siècle:des lieux qui ont marqué l’histoire de la ville

    La police à Paris sous l’Ancien Régime

    Les conseillers au Châtelet de Paris à la fin du XVIIe siècle (1661-1700)

    • Conditions de la femme

    Le rôle des femmes dans l'élaboration des idées linguistiques au XVIIe siècle en France

    Une sorcière à la courLes maris, les femmes, les parents. Les contrats de mariage parisiens au début du XVIIe siècle

    La situation des femmes au XVIIe et au XVIIIe siècle

    Femmes et héritage en France au XVIIe siècle

    Être une femme au XVII ème siècle (You tube)

    L’éducation des filles sous l’Ancien Régime

    Le statut des femmes : nature et condition sociale dans le traité De L'Education des filles de Fénelon

    Mariages et foyers paysans aux XVIe et XVIIe siècles : l'exemple des campagnes du sud de Paris

    Les liens sociaux à Paris au XVIIe siècle : une analyse des contrats de mariage de 1660, 1665 et 1670

    Fréquentation, Amour, Mariage au XVIIe siècle dans les villages du sud du Maine

    • d’autres sources

    Au cœur de l'histoire: L'affaire des poisons (Franck Ferrand)

    Comment torturait-on à Paris avant le XVIIIème siècle

    Le Grand siècle

    L’affaire des poisons, de la marquise de Brinvilliers à la Voisin

    L'affaire des poisons et l'imaginaire de l'enquête : de Molière à Thomas Corneille

    Pour l'histoire de la spécialité pharmaceutique : Les laboratoires autorisés au XVIIe siècle

    L’affaire des poisons (Ministère de la Justice)

    Aux frontières (culturelles) du comestible de Pierre Lieutaghi (Ethnologie Française)

    La question sous l’Ancien Régime (AD 76)

    La Question... en question : la torture judiciaire comme enjeu « médiatique » à la veille de la Révolution

    Liste de victimes de chasses aux sorcières

    Melle Des Oeillets (Geneanet)

    Une sorcière à la cour

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  • Le secret d'Aiglantine« Novembre1869, dans le village de Messimy, au cœur des monts du Lyonnais. Aiglantine et sa mère, Amélie, travaillent à domicile comme tisserandes de velours de soie. Pour s’assurer un salaire convenable, les canuses doivent se tenir à la tâche pendant de longues journées. Quand Amélie est retrouvée étranglée devant son métier à tisser, la consternation est générale : pourquoi avoir tué cette femme qui ne quittait jamais sa maison-atelier et à laquelle on ne connaissait aucun ennemi...Le passé de la victime recèle pourtant bien des mystères. »

    Une enquête policière dans le monde des canuts, des ouvrières lyonnaises, qualifiées et laborieuses ; une histoire richement documentée, sur la fabrication de la soie et du jacquard, et les outils de l’époque :

    • Les forces, ancêtre des ciseaux : instrument composé de « deux lames coupantes reliées entre elle par une extrémité à la manière d’une pince, deux lames pointues, acérées, dangereuses ( …) l’utilisait pour araser les fils de soie afin que les poils de velours soient de la même hauteur »Le secret d'Aiglantine

    • Les lardures : « défauts de tissage produits par les fils mal entrelacés »

    • Les petites-mains : « nom donné aux apprenties »

    Des descriptions précises sur les costumes, avec un souci du détail et de l’esthétique.

    Des indices précieux sur les méthodes d’investigation avec

    • « Francis GALTON (1822 – 1911) : scientifique qui, en 1892, publie un livre sur les empreintes digitales et leur pérennité ; chaque individu possède une empreinte unique qui permet de l’identifier

    • Alfred BERTILLON (1853 – 1914) : scientifique qui a créé le signalement anthropométrique

    • Louis François Etienne BERGERET ( 1814 – 1893) : scientifique qui réussit à dater la mort d’un individu par l’analyse du stade d’avancement des larves se nichant dans le cadavre ».

    Le secret d'Aiglantine

     Un livre intéressant qui nous plonge dans l'univers des tisserands, leur quotidien, leur devenir...

    Pour en savoir plus :

    https://maisondescanuts.fr/

    https://www.soierie-vivante.asso.fr/Histoire_Canut.php

    https://genealogie-presse.fr/2018/03/26/vaugneray-rhone-liste-genealogique/

    L’intérieur des Canuts

    « Vivre en travaillant ou mourir en combattant. » Les révoltes des canuts (1831, 1834)

    Fernand Rude, C'est nous les canuts. L'insurrection lyonnaise de 1831

    Histoire des Canuts de Lyon

    Le secret d'Aiglantine

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  • Ce film est l'adaptation du livre éponyme de Michelle Perrot, paru en 2012 aux éditions Grasset. C'est l'histoire de Lucie Baud (1870-1913) ouvrière en soie dans le Dauphiné qui a mené des grèves à Vizille et à Voiron.

    Mélancolie ouvrière - le fllm

    Pour en savoir plus :

    Lucie BAUD

    Le maitron

    Femmes, genre, histoire

    Lucie BAUD / GENEASTAR

    De la lutte à l'oubli (La Contre Histoire)

    L'histoire par les femmes

    Mélancolie ouvrière - le fllm

    Mélancolie ouvrière - le fllm

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  • Le 19ème siècle est fréquemment associé à l’émergence du travail salarié et de la classe ouvrière, à Germinal, aux révolutions industrielles, ou au travail de femmes harassées dans les "sweat shops"... Mais dans quel monde évoluait réellement ce salariat avant la lettre ? Quelle était la réalité de la vie de travail, alors que le contrat de travail et le droit du travail n’existaient pas ? Ces femmes, ces hommes, et ces enfants qui travaillaient avaient-ils aussi des qualifications, des droits, une indépendance ? Comment est apparu un droit protecteur à la fin du 19ème siècle ?

    C’est autour de ces thèmes que sont interrogés, pour ce documentaire, riche de références bibliographiques, deux historiens, un sociologue et un économiste :

    • Claude DIDRY, sociologue, centre Maurice Halbswachs, directeur de recherche au CNRS,

    • Manuela MARTINIprofesseur d’histoire contemporaine à l’Université Lyon 2,

    • Jérôme GAUTIE, professeur d’économie à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne,

    • Laure MACHU, spécialiste en histoire du travail et des métiers, enseignante chercheuse IDHES

    La période abordée s’étend jusqu’à la naissance du droit du travail au début du 20ème siècle.

    Une histoire du salariat - 19ème siècle - un travail sans contrat de travail

    Une histoire du salariat - 19ème siècle - un travail sans contrat de travail

    Une histoire du salariat - 19ème siècle - un travail sans contrat de travail

    Seconde partie d'une série documentaire sur l'histoire du salariat, réalisé avec les mêmes participants et en plus :

    • Michel Pigenet, professeur émérite d'histoire contemporaine au Centre d’Histoire Sociale,
    • Alain Viguier, ancien ingénieur de chez Renault

    Dans ce documentaire, ce sont aussi des périodes de mobilisations dans l’histoire sociale qui sont traversées : les grèves des couturières à la belle époque, la grève contre le chronométrage et le taylorisme chez Renault en 1913, les grèves sous le Front Populaire (la grève de 1936 chez Renault analysée dans ce film ne correspond d’ailleurs pas à l’image de "fête populaire" associée en général aux grèves de 1936). Cette histoire du salariat fait aussi ressortir quelques grandes évolutions législatives, comme la loi de 1915 concernant les premiers minima de salaires, ou la loi du 24 juin 1936 qui fournit un cadre juridique et légal à la signature des conventions collectives. Les syndicats, patronaux et ouvriers, acquièrent alors un véritable rôle dans l’écriture du droit. Le débat international d’alors, notamment au sujet de la mise en place des minima de salaires, permet de porter un bref regard sur l’Allemagne, sur le Royaume-Unis, les Etats-Unis, l’Australie ou la Nouvelle Zélande.

    Une histoire du salariat - 19ème siècle - un travail sans contrat de travail

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  • Les jumeaux du Val d'AmourAlsace, 1920. Dans la nuit de Noël, deux nouveaux-nés sont abandonnés dans l’église du petit village de Wingen. Le jeune couple Klein, qui vient de perdre son très jeune enfant s’offre pour les adopter.

    Les deux orphelins grandissent sans trop souffrir des incertitudes entourant leur naissance. Jusqu'au jour où....

    Au cœur d’une Alsace encore endolorie d’une annexion allemande, ce roman nous présente des personnages fictifs dans une histoire de France bien réelle.

    « la IIIème république peinait à faire régner cette prospérité tant espérée. Elle apportait surtout ses fonctionnaires qui se moquaient de leur accent germanique, de leurs coutumes, de la lourdeur de leur gastronomie, ach cette choucroute goûteuse mais indigeste, ces backeofes copieux, ces tartes flambées dégoulinantes de crème épaisse et de lardons ! De vrais Teutons à la tête dure, ces Alsaciens bornés, qu’il fallait ramener à des intentions plus francophiles ! »

    Les jumeaux du Val d'Amour 

    C’est encore un nouveau récit imprégné de l'ambiance et du contexte historique d’entre deux guerres, où le pouvoir de l’Église est omniprésent dans l'arrière campagne, où l’image de la femme alsacienne – et de toutes les femmes en général – reste stigmatisée lors d’abandon ou d’union hors mariage.

    «...quand on avait l’alliance au doigt, on n’avait plus le droit de rire. Les tâches quotidiennes devaient accaparer toute l’attention, cuisine, ménage, potager, basse-cour, porcherie, étable, champs… tout cela pour pouvoir s’offrir , une fois par an, lors de la visite du colporteur, quelque bijou de pacotille, un peigne ou un châle ! »

    C’est encore une « petite histoire » dans la grande Histoire, encore portée par les femmes, toujours à l’origine de notre naissance, et seule à détenir « le » secret.

    Pour en savoir plus :

    La commune de Wingen Les jumeaux du Val d'Amour

    Des châteaux en Alsace

    Déchiffrer l’allemand gothique (GENEANET)

    Meisenthal, l’histoire continue

    L'histoire des boules de Noël de Meisenthal

    GENEANET – René Lalique

    Art-Lalique

    Friedrich (Fritz) Spieser

    Le château de Hunebourg

    Les jumeaux du Val d'Amour

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  • Les fiancés du Rhin« Dans l’Alsace des années 30, Noëlle, fille adoptive d’un viticulteur de Ribeauvillé, découvre l’amour avec Hans, un étudiant venu participer aux vendanges . Elle est française, il est allemand… Leur passion n’est pas vue d’un bon œil et l’hostilité à l’égard du couple grandit à mesure que la paix entre leurs deux pays est menacée . Bientôt la guerre sépare les fiancés qui sont emportés dans un tourbillon de haine et de violence... »

    Les fiancés du Rhin

    Cette trépidante saga aux personnages attachants nous entraîne dans les soubresauts tragiques de l'histoire alsacienne, une histoire qui m’est chère, d’autant plus qu’une partie de ma branche paternelle appartient à cette Alsace, tantôt allemande, tantôt française, si souvent déracinée, et pourtant bien ancrée dans sa culture, son folklore et sa cuisine.

    Les fiancés du RhinLa cuisine ! Et bien parlons-en…. Tout au long de ce roman, il est question du terroir, des vins (sylvaner, riesling, edelzwicker, tokay, pinot rouge, schnaps….) mais également des spécialités ; je ne parlerai pas des incontournables choucroutes, flammekueches, bretzels ou kougelhopfs que nous connaissons bien, non, je parle de mets – inconnus pour ma part – comme

    • les bibelleskas, petits fromages frais typiquement alsaciens, parfumés à base d’herbe aromatique
    • les knepfles, boulettes de pommes de terre cuites et jaunes d’oeufs pochés,
    • les riweles, spaghetti alsaciens,
    • le presskopf, hure de porc persillée,
    • le baeckeofe, plat typiquement alsacien composé de viandes et de légumes cuits à l’étouffée dans un plat en terre cuite, composée de 2 parties que l’on ferme à l’aide d’une pâte à la farine et à l’eau,
    • le waedele, jarret de porc servi avec une salade de pommes de terre et du raifort,
    • les beraweckas, patisseries à base de fruits secs et de fruits confits macérés dans du schnaps et enveloppée dans une très fine couche de pâte parfumée à la cannelle (gâteau traditionnel du pays)
    • le tout arrosé de kirchberg, grand cru alsacien produit dans la région de RibeauvilléLes fiancés du Rhin

    Les fiancés du Rhin

     

     

     

     

     

     

     

    Toutes ces définitions sont citées par l’auteure ; elle nous transporte dans une littérature régionale, aux travers de magnifiques paysages vosgiens, des villages fleuris et campagnards, des odeurs champêtres, dans toutefois oublier la noirceur de l’Histoire.

    L’Alsace est patriotique et contestataire ; elle a subi le joug de notre désormais amie européenne, l’Allemagne – mais cela n’a pas toujours été le cas ! - elle a dû faire face à la ségrégation et à l’enrôlement de force dans les troupes allemandes. Marie Bernadette DUPUY nous rappelle que tous les Allemands n’étaient pas des nazis et que les Malgré-Nous ont enduré des tortures.

     Les fiancés du RhinBien que romancé, ce livre est un formidable voyage au cœur d’une Alsace, attachée à ses traditions et à son patois alémanique ; si les personnages sont fictifs, les faits sont bien réels et rattachés à des faits historiques.

    Pour en savoir plus :

    Le portail Alsace

    De recettes alsaciennes en recettes alsaciennes

    Recettes alsaciennes traditionnelles et revisitées

    Une fille en Alsace

    Histoire de l’Alsace

    Histoire du costume

    La coiffe alsacienne, un grand nœud noir ?

    Alsace en 1914 épisode 2 intégral

    Alsace-Collections

    Les fiancés du Rhin

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  • Des plateaux du Chemin des Dames, en passant par les villages disparus et les anciennes cavernes souterraines ayant servi d'abri aux soldats, Histoire de rouler nous entraîne découvrir le secteur, ses superbes routes, et l'ampleur des traces des combats dans la région.

    Le chemin des Dames

    Pour en savoir plus :

    Pourquoi le Chemin des Dames ?

    Sapigneul, mémoire d'un village disparu

    Monument national des chars d'Assaut de Berry-au-Bac

    Craonne, village-martyr de la Grande Guerre

    Souterrains et vestiges

    Les carrières du Chemin des Dames

    Chemin des Dames, sentier des sacrifiés

    Le chemin des Dames

     

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  • Encore une belle vidéo avec Histoire de rouler : direction l’Argonne, 1914-1918, sur la trace du célèbre bataillon perdu, avec pour support visuel, les images du film.....

    Sur les traces d'un film LOST BATALLION (le bataillon perdu)

    Pour en savoir plus :

    Le Bataillon perdu - Film complet en français (histoire vraie)

    Film d'archive14-18 - De l'Argonne à la Meuse

    Bibliothèque numérique mondiale

    Première Guerre Mondiale Apocalypse, Episode 03 Enfer HD

    Le 30ème bataillon de la 77ème DI US alias "le bataillon perdu"

    Sur les traces d'un film LOST BATALLION

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  • Ou « les femmes compagnon de la Libération »

     

    Le 16 novembre 1940, à Brazzaville, le Général de Gaulle créait l’Ordre de la Libération. Six femmes ont été honorées de cette distinction :

    •   Marie Hackin(1905 – 1941), jeune archéologue devenue volontaire féminine de la France Libre, victime du torpillage de son navire dans l’atlantique ;
    • Berty Albrecht (1893 – 1943) qui inspira et anima le mouvement « Combat », morte de sa main, à la prison de Fresnes ;
    •   Laure Diebolt(1915 – 1965), secrétaire de la délégation générale sous les ordres de Jean Moulin, arrêtée et déportée en Allemagne ;
    •   Marcelle Henry(1895 – 1945), résistante au sein du Ministère du Travail, morte à son retour en France des suites de sa déportation ;
    • Emilienne Moreau-Evrard (1898 – 1971), héroïne de la Première Guerre Mondiale, et important agent de liaison durant la Seconde Guerre ;
    •   Simone Michel-Levy(1906 – 1945), cadre de la résistance des PTT, assassinée au camp de Flossenbürg.

     Dans l'honneur et par la victoire

    Un superbe ouvrage collectif qui rend hommage aux femmes de la résistance, des histoires qui illustrent le courage, le dévouement, l’efficacité et la compétence des combattantes… Des histoires qui symbolisent également la diversité des origines sociales et des parcours professionnels.

    N’oublions pas non plus nos mères, nos grand-mères, nos sœurs, tantes ou cousines qui ont œuvré dans l’ombre, et dans l’anonymat : qu’il est compliqué de faire « bouillir la marmite » tous les jours pour son « homme » et ses enfants sous le bruits des bottes et des bombes….

     

    Pour en savoir plus :Dans l'honneur et par la victoire

    De L'Asie à la France Libre Marie & Joseph HACKIN un reportage de Valerio TRUFFA

    Les compagnons de l’aube, 18 destins du 18 juin - Portrait n° 10 : Joseph et Maria Hackin

    Laure Diebold (conférence)

    Les femmes, compagnon de la Liberation (conférence)

    Une résistante, Simone Michel-Levy - Projet CNRD 2018

    Emilienne MOREAU (FranceInfo)

    Exposition "Femmes en résistance" (2016)

     

    Dans l'honneur et par la victoire

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  • Le rappel du tambourAoût 1914. Jeune ouvrière dans la chapellerie de Fismes en Champagne, Antoinette est décidée à se révolter face au patriarcat ancestral.

    Insatisfaite, elle l’est !

    Elle se sent étriquée dans son travail à l’usine, au milieu « des femmes de 12 à 70 ans qui empilaient les chapeaux melon avant de les ranger dans des caisses », à côté de l’équipe des hommes « qui faisaient corps avec les machines, bielles, rouages, poulies, chaînes, engrenages... tout un univers de vibration, de chocs et de grincements »

    Elle est Indignée du sort des femmes de son siècle, résignées au mariage forcé et aux avortements clandestins…..

    Affligée au décès de sa mère, Antoinette se destine à devenir infirmière. Elle veut se rendre utile. Elle est résolue à tout faire pour parvenir à ses fins et la grande guerre va lui donner l’occasion de réaliser son rêve…

    Dès le début du conflit, Antoinette s’engage dans un hôpital de campagne, là où « les femmes et les jeunes filles qui avaient pris le voile laïque avaient des allures de dames blanches des contes et des légendes (….) qui travaillaient au plus près des bombardements et soignaient sous le feu ennemi des malheureux soldats rongés de vermines, ravagés par le typhus, les fièvres et épuisés par les privations ».

    Il y aura des moments de lassitude et de privations, mais jamais de doute même si l’on « fabriquait plus d’obus et de balles que de seringues et de médicaments, plus d’uniformes que de bandages »

    Avec ses allures de roman, ce livre nous embarque au cœur des tranchées, crûment, durement, sans langue de bois. Dans l’enfer des obus, l’odeur des chairs brûlées : « les Allemands avaient décidé avec Verdun d’en finir, d’écraser le symbole de la France sous le marteau de Thor ». Mais les soldats n’étaient pas dupes, « ils n’ignoraient pas que ce grand massacre d’hommes et bêtes profitait aux riches industriels de l’armement et aux spéculateurs en tout genre. (…) On parlait à mi-voix de ces choses, du sacrifice inutile imposés à leurs grands-pères par les castes dirigeantes en 1870. »


     Pour en savoir plus :Le rappel du tambour

    Les infirmières dans les premiers temps de la guerre de 1914-1918

    Fismes

    Grand-gouvernement de Lorraine-et-Barrois

    Histoires 14-18 : l'histoire singulière du pont de Fismes

    Régiments d'infanterie

    A propos de la désinformation

    Les inondations défensives de 1914

    Archives départementales de Meurthe et Moselle

    Histoire singulière du pont de Fismes

    La chanson de Craonne

    Le rappel du tambour

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  • L'héritierRodez, 1926. Après trois années d’exil en Uruguay pour perfectionner ses connaissances en tannerie, Mathieu Berthier revient dans l’entreprise familiale aveyronnaise. La disparition subite de son père, Hector, l'oblige à reprendre la direction de la tannerie.

    Dans de vieux carnets, l’épouse de Mathieu découvre la « double vie » d’Hector Berthier, un industriel alors qualifié de rigoureux, avisé et intègre.

    Commence alors une enquête un peu comme une investigation généalogique. Ce roman nous entraîne au cœur des tanneries aux « odeurs repoussantes d’écharnage et de charogne, d’écorces moulues de chêne et de graisse chaude ».

    Certes, si cette histoire n'est que pure invention, encore que, je me suis prise au jeu de rechercher des informations sur les tanneurs et leur dur labeur.

    Pour en savoir plus :L'héritier

    Les métiers insolites du passé

    Le tanneur

    Les procédés

    Métiers d'autrefois

    Une tannerie berrichonne

    Tannerie en images

    Un métier très dur

    Les tanneurs - Histoire de Paris

    Une industrie ancienne liée à l'eau

     

    L'héritier

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  • Contemporaines ou héroïnes de la mythologie ou de l’Histoire, les femmes criminelles sont tributaires, à la fois des stéréotypes traditionnels et des changements intervenus dans le domaine du droit. « Sans doute parce que la violence fait sortir les femmes du rôle attendu qui leur est conféré : celui de mère, d'épouse, (…) de porteuse de paix, de fécondité et de douceur », ce livre m’a passionné en tous points.

    Au travers de clichés, d’articles de presse, de reportages télévisuels, de miniatures médiévales, d’affiches et autres reproductions, des professionnels dressent un portrait de la « femme criminelle », un portrait qui, au travers du temps, a pu évoluer. Richement documenté, cet ouvrage vaut son pesant d'or et mérite que l'on s'y penche un peu...

     *

    La femme criminelle par nature ?

    Quelque soit le nom qu’on lui donne, « la femme » depuis la nuit des temps, a toujours perturbé : Eve, insatiable et désobéissante, Pandora, symbole de tous les maux de l’Humanité, l’effrayante sorcière, la femme adultère, toujours fautive et source de déshonneur, et bien évidemment, la prostituée...

    Pour en savoir plus :

    La france criminelle de Henry Joly

    Caque d’or, la vraie

    Une Histoire de la Prostitution (1er episode : La loi des Hommes)

    Une Histoire de la Prostitution (2e episode : Surveiller et punir)

     

    Criminelles mythiques

    Parce qu’elles ont enfreint les rôles sociaux que la société leur attribuait, ces femmes ont été diabolisées : si Judith est une criminelle « juste », Marie Lafarge restera la « pathétique martyre d’un acharnement judiciaire ». Et si Violette Nozière a longtemps divisé la société dans l’empoisonnement de ses parents, Marie Besnard garde la figure de la plus grande empoisonneuse du siècle dernier.

    Pour en savoir plus :

    Zoom sur l’affaire Marie Lafarge

    21 août 1933 : le jour où Violette Nozière empoisonne ses parents

    Quand parler d’inceste était intolérante : l’affaire Violette Nozière

    France 2 - Documentaire "L'affaire Marie Besnard"

    *

     Mauvaises mères

    La mauvaise mère est la criminelle la plus insaisissable : que l’on évoque Jeanne Weber, l’Ogresse de la Goutte d’or, Rosalie Prudent, l’héroïne d’un roman de Maupassant, ou bien Véronique Courjault, l’affaire des bébés congelés…

    Ce chapitre traite également des « faiseuses d’anges », condamnées au regard de la Loi, jusqu’en 1975.

    Pour en savoir plus :Eternelles coupables

    Jeanne Weber, l’ogresse de la Goutte d’Or

    À la Une - Le droit à l'avortement à la fin du XIXe siècle

    La faiseuse d'anges et l'évolution des pratiques d'avortement

    Jeanine, le sordide d'un avortement clandestin avant la loi Veil

    Affaire des bébés congelés : Véronique Courjault aux assises

     

    Il est fait ici une distinction entre la mère maltraitante et la mère infanticide en abordant

    • les amazones, qui tuaient leurs fils et mutilaient leurs filles
    • la « monstrueuse d’Outreau » et le procès de la pédophilie.

     *

    Eternelles coupables

    Geste et instruments du crime

    « Depuis l’Antiquité, la représentation du crime féminin est chargée d’une grande violence physique que traverse un imaginaire du carnage, c’est-à-dire un acte sauvage et terrifiant, de chairs déchiquetées et de sang répandu.. » :

    • Marie Aubrey, calme meurtrière de son époux, condamné au bûcher en 1687, alors qu’elle raconte son « triste sort d’épouse violentée et bafouée » dès le lendemain de son mariage,
    • le massacre incompréhensible des sœurs assassines Christine et Léa Papin,
    • Hélène Jegado, l’empoisonneuse en série bretonne,
    • Gabrielle Bompard et la malle sanglante
    • Madame Kazmareck et la bassine bouillante, victime du harcèlement de son logeur,
    • Marie-Elisabeth Cons-Boutboul, la femme aux deux visages, d’un côté une grand-mère aimante et dévouée, de l’autre une affabulatrice et une manipulatrice extrêmement rusée.

    Eternelles coupablesEternelles coupables

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour en savoir plus :

    Le procès des sœurs Papin

    Les sœurs Papin, récit intégral

    Hélène Jégado:une cuisinière presque au-dessus de tout soupçon

    L’affaire Gouffé

    Geneanet (Gabrielle Bompard)

    Difficile pour les femmes de se faire entendre devant la justice… Cependant, moins souvent arrêtées que les hommes, elles seraient de nos jours plus souvent acquittées qu’eux.

    * 

     

    Tueuses pour des idéesEternelles coupables

    Criminelles politiques, pétroleuses, vitrioleuses, terroristes, ces femmes peuvent passer auprès du public pour des héroïnes ; sont citées,

     *

     

    Saisies par la Loi

    En droit, la femme est devenue l’égale de l’homme aujourd’hui. Au travers des époques, l’adultère, la prostitution, l’avortement, l’infanticide ou l’empoisonnement n’ont pas toujours entraîné de peines identiques…

    On peut toutefois se réjouir que, de nos jours, femmes et hommes doivent se conformer à la même Loi.

    Eternelles coupables

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  • Verdun en moto

    5 vidéos sur Verdun et ses environs : de superbes reportages réalisés par un néophyte, et particulièrement bien documentés. J'aime son style, simple, franchouillard, mais toujours emprunt de respect... Je vous invite à vous abonner à Histoire de rouler ; je ne fais pas de moto ( ou alors il y a fort fort longtemps et en tant que passagère !) mais cet abord de l'histoire est hors du commun..

    Voici donc, comme dirait l'auteur de ces videos, "des lieux de sacrifice qui forcent le respect"….

     

     

    Verdun en motoEPISODE 1 : la voie sacrée

    Des fortifications mélangées aux chemins de randonnée, voici la voie sacrée, de Bar le Duc au mémorial de Verdun...

    Pour en savoir plus :

    Wikipedia

    Geneanet (cartes postales)

    Exposition Souilly,Quartier Général de la IIe Armée

     *

    EPISODE 2 : à l'assaut des forts

    Des tranchées et des boyaux qui longent la route, des forts, des abris, un paysage ravagé : cap sur le champ de bataille de Verdun, en empruntant 3 routes prises presque au hasard, qui recèlent chacune leur part d'histoire :

    • L' ascension vers Douaumont en passant par Froide-terre et les Quatre cheminées,
    • Le bois des Caures par le Nord, puis le ravin du Fays,
    • la belle route depuis Bras sur Meuse jusqu'à la tranchée des Baïonnettes

    Pour en savoir plus :

    L'ouvrage de Froideterre

    Le bois des Caures

    Le 21 février 1916, au bois des Caures

    Evocation historique

    Fort de Douaumont, Ossuaire, Tranchée Des Baïonnettes

    *

    Verdun en moto

     EPISODE 3 : les villages disparus

    9 villages aujourd’hui disparus…. La violence des combats peut se mesurer au terrain retourné, au champs nu et vide de toute maison, de toute population….Louvemont, Orne, Bezonvaux, Vaux-devant-Damloup, Fleury-devant-Douaumont...

    Pour en savoir plus :

    Les villages détruits durant la 1ère guerre mondiale

    *

    EPISODE 4 : la ville souterraine

    Des fortifications médiévales, des casernes abandonnées, des kilomètres de souterrains...

    Pour en savoir plus :

    La citadelle souterraine de Verdun

    Dans les rues de Verdun

    La citadelle (Geneanet)

    *

    Verdun en moto

    EPISODE 5 : le champ de bataille

     Voici l'ossuaire de Douaumont…. "comme une épée plantée dans le sol" ! et le fort de Vaux.

     Pour en savoir plus :

    L'ossuaire de Douaumont (le site)

    L'ossuaire de Douaumont (la Meuse)

    Verdun en moto

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  • LES SECRETS D’ANNE MARIE ou la Vieille LaideSecrets de famille, destins entrelacés et trahisons se succèdent dans ce roman que je qualifierai de « historique et québecois ». La lecture peut en être quelque peu compliquée du fait d’expressions québecoises (mal connues pour ma part donc mal maîtrisées) mais les écrits sont richement documentés. Ce livre est également un merveilleux voyage au cœur de la Mauricie, entre Trois-Rivières, Sainte-Ursule, Louiseville et Contrecœur.

    Anne Marie, « la vieille laide », a vu sa vie basculer le jour où Charles l’a rencontrée. L'époque est marquée par de petites touches historiques, qui viennent confirmer l'authenticité du récit ; je me suis prise au jeu et j’ai été tentée de rechercher sur le net des familles qui étaient citées…. Bien que n’ayant aucun ancêtre sur ce continent, (j’ai bien eu un oncle d’Amérique mais il est revenu finir ses jours dans notre Loiret bien-aimé après quelques escapades américaines), j’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur cette région du Canada…. Et bien évidemment, j’ai affiné mes investigations par des sites susceptibles d’aider ceux ou celles qui auraient des aïeux au Québec.

    LES SECRETS D’ANNE MARIE ou la Vieille Laide

    Outre une saga familiale à rebondissements, ce roman pose de douloureux questionnements : si l’on ne peut changer le passé, comment l’accepter ? Comment l’appréhender sans être tenté de juger les actes de nos ancêtres….. et comment vivre avec des secrets enfin dévoilés.

    Pour en savoir plus :

    Photos historiques

    Généalogie au Québec

    La page de Marcel Fournier

    Familles du Québec et du Canada

    LES SECRETS D’ANNE MARIE ou la Vieille Laide

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  • L'ami retrouvéStuttgart, 1932.

    Cette nouvelle raconte une très forte amitié entre deux jeunes adolescents, Hans Schwarz, fils d'un médecin juif, et Conrad von Hohenfels, aristocrate protestant, dont le passé familial prestigieux remonte au XIIe siècle. Tout les sépare, et pourtant...

    Le régime nazi monte en puissance « et le poison s’est infiltré dans l’atmosphère » jusque dans les établissements scolaires. Les familles juives sont toutes menacées. Hans devra s’exiler aux États-Unis, s'efforcera d'oublier son passé : un « petit youpin » marqué à jamais par un « sale autrichien »…...

    Le suicide de ses parents, et finalement, cet ami qui ne l'aura jamais trahi...

    Pour en savoir plus : 

    Le complot du 20 juillet 1944 (Wikipedia)

    Procès nazi des membres du complot contre Hitler

    Alain Decaux : Le complot du 20 juillet 1944 | Archive INA

    Bande annonce du film

    L'ami retrouvé

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  • La fabrique de poupéesNous voici projetés à Londres, en 1850 : le Crystal Palace est en construction pour la 1ère exposition universelle. Les badauds affluent pour admirer l’édifice ; parmi eux, Silas, taxidermiste qui rêverait de voir ses « créatures » révélées lors de cet évènement, et puis Iris, jeune femme peintre amateur qui travaille sans relâche à la Fabrique des poupées de madame Salter.

     

    Iris est déterminée à s’affranchir de sa condition. Toutefois, elle demeure ambivalente : devenir une femme fidèle au modèle social de la Belle Epoque ou bien être libre et faire éclater le carcan qui l’enserre dans un conformisme qui ne lui convient pas.

    Ce roman social nous entraîne dans le monde des artistes qui ambitionnent d’être reconnus par la Royal Academy, tout en voulant affirmer une autre forme d’art.

     

    Iris se battra jusqu’au bout pour se faire reconnaître comme un peintre féminin, talentueux, auLa fabrique de poupées mépris des conventions de cette époque.

     

    Richement documenté, ce livre oscille entre fiction et réalité. Les personnages sont purement inventés et pourtant…. la rue Charlotte existe bel et bien ; au numéro 6, se situe la « Sass's Academy, une importante école d'art fondée au début du 19e siècle par Henry Sass, était située dans une maison au 6, rue Charlotte, au coin de la rue Streatham. De nombreux artistes britanniques notables tels que William Powell Frith, John Millais, Charles West Cope, William Edward Frost et Dante Gabriel Rossetti y ont reçu leur formation précoce. En 1842, sa direction passa à Francis Stephen Cary. (Cela fait référence à la rue Charlotte qui a depuis été renommée Bloomsbury Street) » (Wikipedia).

    Pour en savoir plus :

    Modèle 3D du Crystal Palace

    L’exposition universelle à Londes en 1851

    Le Crystal Palace (BNF)

    Des photos du Crystal Palace (Archives)

    Les étapes de construction du Crystal Palace à Sydenham

    Cabinets de curiosité, aux origines des musées

    Criminalité et police à Londres au XIXe siècle

    Voir également cet article

    La fabrique de poupées

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  • Bêtes de guerreÂme sensible s’abstenir ; cet article est d’un genre particulier : je me suis lancée dans la lecture de « bêtes de guerre », un sujet abordé ni à l’école et trop peu dans la presse.

    En effet, « s’il y a bien un domaine où l’imagination de l’homme excelle, c’est celui de l’art de la guerre ».

    Depuis que les guerres existent , les hommes ont utilisé des animaux-soldats avec une imagination quelquefois démoniaque : des éléphants pour effrayer l'adversaire, des rats affamés, les chevaux démineurs de terrain, des serpents venimeux, des chiens comme sentinelles (secouristes, pisteurs, estafettes, porteurs, chiensBêtes de guerre d’attelage, téléphonistes, démineurs, parachutistes…!), des pigeons messagers, des belougas ou des dauphins militaires, et même des chauve-souris explosives ! Osera t-on évoquer également les abeilles tueuses, les insectes ravageurs ou les poux dévastateurs….

    Utilisés à des fins destructrices, ces compagnons de guerre ont souvent été oubliés. De l'Antiquité à nos jours, l’auteur Alain Grousset nous raconte quelques histoires incroyables et émouvantes.

     

    Bêtes de guerrePour en savoir plus :

    Le jour où 1 million de chauves-souris explosives ont failli incendier le Japon

    La Grande Guerre des animaux (CNRS)

    Les animaux, victimes oubliées de 14-18

    Bêtes et poilus

    Quand la presse était censurée (Gallica)

    Héros oubliés

    Le 14-18 des animaux

    Dossier de monument (colombophiles morts pour la France)

    Bêtes de guerre

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  • Journal de marche d'un biffin Un biffin ? Mais qu'est-ce que c'est ? "Biffin" est un terme argotique des casernes employé pour désigner un soldat d'infanterie ; un biffin désigne tout d'abord un "chiffonnier" et par extension, le fantassin porte son "barda" comme une hotte de chiffonnier.

    Louis VIGUIER appartient à cette lignée de témoins directs de la Grande Guerre. J'ai découvert "un guerrier d'occasion" et ses croquis de compagnons de guerre alors que L. VIGUIER est un poilu-photographe, malgré les interdictions et les commissions de contrôle de l'Armée.Journal de marche d'un biffin

    Le poilu qui détient un appareil photo possède un statut particulier ; outre le prix important de cette technologie, L. VIGUIER devait inévitablement avoir un statut l'autorisant à utiliser son appareil photo sans problème avec sa hiérarchie.

    On peut penser qu'il a contribué au bon moral des troupes mais aussi à fournir des informations fort utiles du front adverse : prudence à lui pour que ses photographies et notes ne tombent pas entre les mains de l'ennemie !

    Journal de marche d'un biffin

     

    Pour cela, il a utilisé plusieurs appareils :

    - le "vest-pocket" de Kodak, un appareil à soufflet, surnommé également le "kodak du soldat" ; cet appareil était muni de pellicules de type 127 donnant des images de 4 x 6,6 cm,

    - un kodak 6 1/2 x 11, pliant de type 106

    - un vérascope richard avec des images de 4,5 x 10,7.

    Comme je suis joueuse, j'ai recherché son acte d'état civil de naissance et son registre matricule.

    L. VIGUIER est né le 19.02.1892 à Sancerre, dans le Cher  ; il est également précisé dans le "journal" qu'il réside sur Toulouse.

    L'acte de naissance n° 15 (page 258) est retrouvé facilement dans les AD 18 :

    Journal de marche d'un biffin

    Son numéro de classe est le 1912 (né en 1892 + 20 ans) ; je recherche le document dans les AD de Haute-Garonne, lieu de résidence :

    Journal de marche d'un biffin

    Sur ce document, j'apprends que L. VIGUIER appartenait au 14ème RI dans l'armée active et dans le 8ème Régiment de Génie, dans l'armée de réserve.

    Le journal de campagne commence le 2 août 1914 et s'achève le 19 février 1919. Tout est scrupuleusement consigné au jour le jour, photographié, voire recopié comme ce tract envoyé par un avion allemand et daté du 11 septembre 1914.

    Journal de marche d'un biffin

    Les bivouacs, les assauts, les corvées... rien ne manque.

    Pour en savoir plus :

    Le 14ème RI (par le chtimiste)

    Kodak 1914 - 1919

    Horizons 14 - 18

    Le parcours du combattant

    D'autres lectures sur la guerre 14-18

    Journal de marche d'un biffin

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